Paris : la renaissance d'un hôtel particulier

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Le lifting de l'hôtel Mercy-Argenteau a duré deux ans et demi. La bâtisse ancien haut lieu de la vie Parisienne qui a entre autre vu passer Fred Astaire, pourrait bien signer le renouveau des boulevards.

Paris : la renaissance d'un hôtel particulier
Paris : la renaissance d'un hôtel particulier

Crédits photo : Hervé Abbadie

Les Grands Boulevards parisiens, lieu d'élégance et de légèreté au XVIIIe et XIXe siècle, seraient-ils en train de vivre une renaissance? Car depuis le Bel-Ami de Maupassant ou encore Fred Astaire, ce haut lieu de la vie parisienne avait perdu de son lustre. Or, la restauration de l'hôtel Mercy-Argenteau, l'une des plus anciennes bâtisses du boulevard Montmartre dans le IXe arrondissement, pourrait bien signer le renouveau des boulevards. Cet hôtel particulier, construit en 1778 par l'architecte Firmin Perlin, a d'abord été destiné à un banquier.

«L'histoire de l'Europe»

C'est le comte de Mercy-Argenteau, précepteur de Marie-Antoinette et alors ambassadeur d'Autriche à Paris qui le rachète ensuite. L'hôtel est agrandi et réaménagé au fil des années: entre 1827 et 1829 il est surélevé de trois étages et allongé par deux ailes donnant sur cour. Propriétaire de l'édifice depuis 1999, la société immobilière Gecina vient de clore des travaux de rénovation longs de deux ans et demi. Résultat: 6000 mètres carrés au sein desquels cohabiteront prochainement deux commerces au rez-de-chaussée, des bureaux loués sur trois étages et, enfin, 22 appartements - dont six logements sociaux. «Tout au long de ce processus de restauration, nous avons voulu allier moderne et ancien, explique Olivier Haye, directeur de l'architecture et de la construction chez Gecina.

Paris : la renaissance d'un hôtel particulier
Paris : la renaissance d'un hôtel particulier

Crédits photo : Hervé Abbadie

C'est ainsi que, dans les prochains mois, dorures et mobilier datant du XVIIIe fusionneront avec décor informatique et climatisation dernier cri, appartements en duplex ultramodernes composeront avec escalier de service d'époque et commerces flambant neufs avec fresque au plafond datant de 1860. «Tout au long des travaux, nous avons fait appel à des historiens et spécialistes afin de respecter au mieux tout ce patrimoine, souligne un architecte du cabinet DTACC. Les recherches ont été tant théoriques que graphiques.» Et d'ajouter: «Nous avons d'ailleurs dû nous adapter au fur et à mesure. Nous n'avions pas du tout anticipé certaines trouvailles, comme des planchers du XVIIIe enfouis sous d'autres plus récents. À travers l'évolution visible de cet immeuble, nous avons retrouvé l'histoire de l'Europe.» Sylvestre Verger, organisateur et producteur indépendant d'expositions d'art, aime justement qualifier cet hôtel de «véritable lieu de l'Empire austro-hongrois». Son seul regret: que l'édifice n'ait pas été consacré à un pôle culturel.

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  • lorant21 le jeudi 20 sept 2012 à 12:51

    la découpe en appartements.. triste fin. mais bon, tout ne peut pas devenir un pole culturel. Il semble de plus que les parties de prestige ne soient pas touchées.

  • M1310580 le jeudi 20 sept 2012 à 12:37

    6 logements sociaux, quel gachis !