Paris : la fan-zone, zone de non-droit pour les travailleurs ?

le
0
Des supporteurs français dans la fan-zone parisienne.
Des supporteurs français dans la fan-zone parisienne.

La fan-zone de Paris, qui peut accueillir jusqu'à 92 000 personnes par soirée, a célébré son millionième spectateur lors de la première demi-finale, mercredi. Pour faire face à une telle fréquentation, plusieurs dizaines de buvettes, chalets et autres pushy bike (vélos de stand de glaces ambulants) sont installés au pied de la tour Eiffel afin d'assurer les ventes et animations.

Après avoir été embauchée par le CRIT, l'agence d'événementiel choisie par l'UEFA, Gwendoline* a suivi une formation pour apprendre à utiliser cashless, le système de paiement dématérialisé de l'UEFA. Sélectionnée, elle se croyait assurée de travailler jusqu'à la finale, seulement elle estime aujourd'hui que sur les presque 700 personnes embauchées au début de l'événement, il n'en resterait plus qu'une centaine pour l'ultime match. Cela s'expliquerait, selon elle, par "l'avancée du tournoi qui réduit la fréquence des matches", la suppression des buvettes considérées comme non rentables et la nécessité d'être sur place lorsque la directrice vient renouveler les contrats de travail hebdomadaire.

"Les glaces ne sont pas rentables à cause de la météo"

La chance n'a pas été en la faveur de son amie Charlotte*, étudiante en lettres, qui avait pourtant récupéré son planning pour un stand de glaces à l'agence du CRIT à Boulogne avec elle. Car lorsqu'elles se sont rendues à la fan-zone...

Lire la suite sur Le Point.fr

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant