Paris: hausse de dernière minute, W-Street anticipe Hillary.

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(CercleFinance.com) - Une large victoire d'Hillary Clinton ? Wall Street y croit: c'est reparti à la hausse sur la foi d'un sondage circulant sur le Web (via Slate) qui valide le scénario pour lequel les banques US et les milieux d'affaire ont misé tant d'argent: Hillary serait en tête dans pratiquement tous les états indécis sensés faire basculer l'élection.

Même si la méthodologie du sondage est inconnue, 'ça va dans le bon sens',

Wall Street a complètement inversé la tendance initiale, repassant de -0,3% vers 15H35 à +0,75% en moyenne vers 19H.

Le Dow Jones (qui pointe vers 18.400) a maintenant effacé en 48H toutes ses pertes du mois d'octobre et s'inscrit au plus haut depuis le 12 septembre (même score que lorsque la victoire d'Hillary semblait certaine).

Le 'S&P' a effacé la totalité du terrain perdu lors des fameuses '9 séances de repli consécutives'; le Nasdaq rajoute +0,9% aux +2,4% de la veille et repasse au-dessus de l'ex-support des 5.210... cela commence à ressembler à une fête au champagne par anticipation.

Paris a également inversé la vapeur, le CAC40 remontant en 90 minutes de -0,3% vers 16H à +0,35% (4.477 au final avec un zénith intraday à 4.482): l'indice ressort 'par le haut' d'un corridor 4.450/4.465 au sein duquel il était resté enfermé plus de 17 heures.

Oui, 17 heures de transactions au sein d'une fourchette de 0,3% d'amplitude (exception fait d'un petit excès de 5 minutes à la baisse vers l'incontournable pivot des 4.444, avec un plancher intraday à 4.446).

L'indice CAC40 finit la journée au plus haut, les places européennes retrouvaient de l'allant avec des +0,5% à Londres et Milan, Francfort se contentant de +0,25%: l'E-Stoxx50 finissait en hausse de +0,45% 3.023Pts.

Si l'on s'en tenait aux 'chiffres du jour', il y aurait eu largement de quoi justifier une consolidation appuyée des indices avec une cascade de déceptions: loin de se redresser, les exportations chinoises ont chuté de 7,3% en octobre (après -10% en septembre), les imports ont reculé de 1,4% (trahissant une demande intérieure toujours précaire).

Le déficit commercial de la France s'est creusé à 4,77MdsE en septembre (net repli des exportations) après -4,2MdsE en août: le déficit cumulé 2016 atteint 36,7MdsE (soit +10% sur 2015, et aucune amélioration en vue avec le rebond des matières premières).

Enfin, production industrielle allemande chute de -1,8%, sa plus forte baisse mensuelle depuis août 2014 (après +3,0% en août).

Mais heureusement, les investisseurs ont la tête ailleurs !

Si c'est aujourd'hui que la majorité des électeurs américains se rendent aux urnes, les premières tendances ne devraient pas émerger avant minuit ou deux heures du matin (heure de Paris).

'Une victoire de Hillary Clinton entraînerait un 'rally' en Europe', pronostiquent ce matin les équipes de Barclays Capital. 'Un succès de Trump, à l'inverse, pourrait générer une correction', juge BarCap.

Les analystes de Credit Suisse estiment eux que les valeurs bancaires européennes - qui ont récemment surperformé le marché - n'ont pas bien intégré le scénario d'un triomphe de Trump le protectionniste.

A Paris, Crédit Agricole bondit ainsi de 5,65% (loin devant Sté Générale à +1,55% puis LVMH avec +1,1%) après un troisième trimestre -marqué par une simplification de la structure qui s'avère payante- qui s'est soldé par un produit net bancaire en progression de 11,9% et de nouveaux engagements sur la rémunération des actionnaires.

CGG se désintègre de -28,5% à 16,5E après avoir dévoilé des résultats trimestriels inférieurs aux attentes et exclu toute amélioration du marché à horizon 2017... mais Technip a fini en hausse de +0,7%.

Les résultats décevants d'Arcelor-Mittal (-4,1%) et Solvay (-2,3%) sont également sanctionnés par les investisseurs.

Au sein du CAC40, Arcelor fut le seul titre à perdre plus de 1%, Essilor ne cédant que 0,9%.

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  • milano12 il y a un mois

    comme pour le brexit