Paris: gains effacés, avant que Deutsche Bank plombe WStreet

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(CercleFinance.com) - La fin de la séance s'annonce agitée à Wall Street où les principaux indices viennent de chuter de de -0,1% vers -1% alors que des rumeurs de 'bank run' de la part de certains Hedge Funds font dévisser Deutsche Bank de -7% (le titre enfonce ainsi un nouveau plancher historique à New York).

Le gouvernement allemand avait mise le feu aux poudres le weekend dernier en affirmant qu'il n'y aurait pas d'argent public ('bail out') injecté dans la Deutsche Bank pour la recapitaliser (une position cohérente avec le refus d'autoriser le renflouement des banques chypriotes puis italiennes plus récemment).

Compte tenu de l'encours des créances douteuses (400MdsE) portées par la 'DB', du risque d'amende de 14Mds$ encourue aux Etats Unis et des 72.000Mds$ d'encours de dérivés (l'équivalent du PIB de la planète), Lehman ferait presque figure d'échantillon (les deux banques ne sont pas comparables car 'DB' pourrait en appeler à l'épargne de millions de clients/épargnants).

Le risque de 'bank run' doit être endigué d'urgence, quoi qu'en dise le gouvernement allemand, la menace systémique est trop grande et mettrait en péril l'ensemble du système financier planétaire.

L'ambiance était bien différente à 17H35 sur les marchés et la bourse de Paris sauvegarde in extremis un minuscule avantage de +0,25% (qui n'existe plus en transactions hors séance) alors que E-Stoxx50 est remonté de -0,2% vers l'équilibre à la toute dernière minute.

Le CAC40 a été victime d'une évaporation progressive de ses gains, passés de +1,55% au plus haut du jour vers 10H (culmination vers 4.505Pts) à rien vers 17H20 (au final, l'indice se cale sur le seuil médian moyen terme des 4.444Pts).

Chez nos voisins, Francfort cède -0,3%, Milan et Madrid affichent +0,6% en moyenne et Londres, dopé par les minières et les pétrolières finit à +1%.

La tendance en Europe s'est alourdie alors que Wall Street s'enfonçait dans le rouge de -0,3% à -0,5% (le Nasdaq affiche désormais -1%).

Le dernier chiffre paru aux Etats Unis vers 16H a déçu: les pré-réservations d'achats de biens immobiliers ont nettement reculé au mois d'août (de -2,5Pts) et l'indice sectoriel affiche -0,2% sur 12 mois.

Pas de relai à la hausse ce jeudi, très paradoxalement, malgré la révision à la hausse de la croissance américaine au 2ème trimestre (3ème estimation définitive) qui s'avère plus robuste que prévu, à +1,4% contre +1,1% (et +1,3% anticipé).

Il y a aussi du 'mieux que prévu' du côté du chômage hebdomadaire avec +3.000 à 254.000 contre +9.000 anticipé.

Même avec des gains très amoindris ce soir, la tradition du mois calendaire s'achevant au plus haut a cependant été respectée: il a été possible de couvrir les portefeuilles au-dessus des 4.500Pts ce matin (et 3.033 sur l'E-Stoxx). Et il reste encore la séance de vendredi pour redécoller en direction des 4.500Pts.

Le début de la séance avait été marqué par la furia haussière des valeurs pétrolières, après l'accord surprise d'Alger (réduction de la production allant de -1 à -1,5%, sans précision sur qui fera l'effort), conclu après un intense tir de barrage d'affirmations mensongères durant 48H pour accréditer l'inéluctabilité de l'échec du sommet informel.

Le baril affiche désormais +6% par rapport à mercredi après-midi (à 47,7$), Technip restait en tête du CAC40 avec +7,6%, devant Total +4,2%.

CGG et Vallourec dominaient le SBF120 avec +11,4% et +9,7% respectivement, devant Neopost (+8,1%) qui effectue un singulier 'come back' après le trou d'air de la veille.

Des rachats de découvert se seraient déclenchés alors que la valeur offre un bon rendement et affiche un PER très faible.

Le CAC40 était plombé par Essilor (-1,8%), Kering, Michelin et Publicis (-1,2% en moyenne).

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