Paris frappera en Syrie sans renforcer Assad, assure Valls

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* Les vols de reconnaissance dureront plusieurs semaines * La France choisira seule ses cibles * "Aucun compromis, aucun arrangement" avec Assad (Actualisé avec autres déclarations, réactions, contexte) PARIS, 15 septembre (Reuters) - Des frappes aériennes seront nécessaires contre Daesh en Syrie mais la France choisira seule ses cibles, car il est hors de question qu'une telle intervention "renforce" le régime du président Bachar al Assad, a déclaré mardi Manuel Valls. Lors d'un débat à l'Assemblée consacré à l'engagement français en Syrie, le Premier ministre, en écho à François Hollande, a écarté l'option "inconséquente" et "irréaliste" d'opérations terrestres, comme le réclame une bonne partie de l'opposition de droite. "Est-ce qu'une intervention exclusivement aérienne, sans troupes au sol, sans mandat international, sans mobilisation des grandes puissances régionales, apporterait un bénéfice stratégique dans la durée? Nous pensons que non", a ainsi déclaré Christian Jacob, chef de file des députés "Les Républicains". Intervenir au sol serait tomber dans le "piège" des djihadistes -- "Nous contraindre à intervenir sur le terrain pour nous enliser" --, a plaidé Manuel Valls, qui a cité les exemples de l'Irak et de l'Afghanistan. Pour autant, a-t-il poursuivi, "si une coalition de pays de la région se formait pour aller libérer la Syrie de la tyrannie de Daesh, alors ces pays auraient le soutien de la France". L'échéance d'éventuelles frappes aériennes reste lointaine. Le Premier ministre a précisé que les vols de reconnaissance au-dessus de la Syrie, entamés le 8 septembre, dureraient "plusieurs semaines certainement" avant le début des frappes. "Nous le savions dès le départ, et, sans démagogie, nous devons cette vérité à nos concitoyens : combattre les groupes terroristes, lutter contre Daesh ne peut être qu'un combat de longue haleine", a-t-il souligné. "Nous devons mieux identifier et localiser le dispositif de Daesh pour être en mesure de le frapper sur le sol syrien et d'exercer ainsi notre légitime défense", en application de la Charte de l'Onu, a-t-il dit. ASSAD "EN AUCUN CAS LA SOLUTION" Le député Philippe Nauche, intervenant pour le groupe socialiste, a évoqué des frappes "sur les centres névralgiques et logistiques de Daesh, qui constituent la base arrière de leurs attaques contre notre population". La France, a souligné Manuel Valls, choisira seule les objectifs. "Il est hors de question que par ces frappes, nous contribuions à renforcer le régime de Bachar al Assad". Pour Paris, le dirigeant syrien "ne peut en aucun cas être la solution", comme le suggèrent des responsables de droite, tel l'ancien Premier ministre François Fillon. "Avec un homme responsable de tant de morts, de crimes de guerre et contre l'humanité, aucun compromis, aucun arrangement n'est possible. Transiger, pactiser, comme le proposent certains, ce serait une faute morale", a jugé Manuel Valls, qui a regretté que les Etats-Unis et la Grande-Bretagne n'aient pas été "au rendez-vous" à l'été 2013. La solution politique au conflit syrien est "d'aller vers un accord qui tourne définitivement la page des crimes de Bachar al Assad", a-t-il dit. "Nous ne ferons rien qui puisse consolider le régime". Plaidant pour une "convergence" des efforts diplomatiques, Manuel Valls a assuré que la France parlait "à tous", y compris aux Russes, "dont les positions demeurent éloignées des nôtres". Le Premier ministre a défendu l'inclusion de la Turquie, qui doit "toutefois préciser davantage ses objectifs", et de l'Iran, qui "doit peser positivement", dans les efforts diplomatiques. "Nous n'en sommes qu'au début. Il nous faut donc continuer à agir, consolider les acquis sur le terrain, ne rien abandonner de la partie". (Sophie Louet, avec Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

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  • M4369955 le mardi 15 sept 2015 à 17:36

    Assad était un rempart contre les fanatiques islamistes !

  • aerosp le mardi 15 sept 2015 à 17:33

    qu'il fasse attention ou il va car il pourrait goûter du S300