Paris: finit mal la semaine (-2,6% hebdo), W-Street résiste.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 (4.307) préserve bien le palier des 4.300 mais il aligne une 3ème séance de repli et les -2,24% perdus ce vendredi commencent à prendre l'allure d'une correction.

La perte hebdomadaire s'établit à -2,6% et le repli de Paris contraste avec la résilience de Wall Street qui affiche un repli limité depuis l'ouverture avec des écarts à mi-séance qui vont de -0,5% (Dow Jones ) à environ -1% (Nasdaq): cela semble tenir du prodige... mais l'explication est probablement très simple.

Les 'sherpas' de Wall Street liquident les actions européennes pour soutenir coûte que coûte les indices US qui ne doivent jamais consolider, au risque de jeter le doute sur le rythme de la croissance aux Etats Unis.

La publication de l'indice de confiance du Michigan ne peut en aucun servir de justification à la bonne tenue de New York : le chiffre était complètement neutre et conforme aux attentes à 94,4 contre 94,7 en mai.

Il n'a d'ailleurs rassuré personne si l'on en juge par la brusque dégradation de 10% du 'VIX' (baromètre du stress associé au S&P500 qui ne lâche que -0,75%) qui bondit de 14,7 vers 16,15 ce soir.

En Europe, la chute s'avère très sévère avec -2,6% sur l'E-Stoxx50 (à 2.911) avec un DAX à -2,55% alors que Madrid dévisse de -3,2% et Milan de -3,6%.

Alors que les causes sont vraisemblablement mécaniques (liquidation 'tactique' venue des US), les opérateurs invoquent des raisons 'rationnelles' comme le manque de relais à la hausse, l'échec sous 4.500, les incertitudes liées au Brexit, les craintes d'un resserrement monétaire aux Etats-Unis un peu à contretemps.

Et pour ne rien arranger, la rechute de -2,3% des cours du pétrole (sous 49,5$) pèse sur des poids lourds comme Total (-1,9%) et les valeurs bancaires (par contagion avec les banques US qui financent les producteurs de pétrole de schistes).

Sté Générale décroche de -4,45%, Crédit Agricole et BNP-Paribas de -3,1% à -3,45% (et AXA plonge de -4,4%, affecté par des taux proches de zéro et des rendements obligataires introuvables dans de nombreux pays 'bien notés').

Lafarge est également plombé avec -3,35% et une valeur défensive comme Orange ne s'en tire pas mieux avec -3,15%.

A noter une nouvelle cascade de records absolus en terme de rendements avec un Bund à 0,01% (on est passé tout près du taux négatif), des Gilts britanniques à 1,213%, et des dettes souveraines de petits pays comme la Lettonie ou la Finlande qui pulvérisent des planchers historiques sous 0,6% et 0,31% respectivement.

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