Paris : évacuation d'un camp de migrants à la halle Pajol

le , mis à jour à 11:23
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Paris : évacuation d'un camp de migrants à la halle Pajol
Paris : évacuation d'un camp de migrants à la halle Pajol

Une nouvelle évacuation d'un camp de migrants a commencé ce mercredi matin, à Paris. Il s'agit de celui qui s'est reconstitué devant la halle Pajol, dans le 18e arrondissement, où plusieurs centaines de personnes se trouvaient. L'opération menée par la préfecture de région, la préfecture de police, la ville de Paris, les associations Emmaüs et France Terre d'asile ainsi que l'Office français de l'intégration et de l'immigration (Ofii), a démarré peu avant 6h30.

 

Il s'agit de la 25e opération de ce type depuis juin 2015, concernant au total plus de 11 300 personnes. Les migrants de la halle Pajol sont essentiellement des Soudanais, des Afghans et des Erythréens. Ils ont ramassé leurs affaires dans les tentes et se sont pressés pour monter dans des bus et être dirigés vers quelque 70 centres d'hébergement en Ile-de-France. A proximité, plusieurs dizaines d'autres migrants se sont massés derrière un cordon policier, espérant rejoindre la halle pour être emmenés vers des centres d'hébergement. Le campement, qui a repris forme mi-juin, comptait environ 500 occupants, selon une estimation de la préfecture de région mardi.

 

Une évacuation très critiquée en juin 2015

 

«Il y a une mobilisation extraordinaire de l'Etat et de la ville de Paris», a salué Bruno Morel, directeur général d'Emmaüs France. «Mais Paris ne peut pas tout concentrer sinon on va à l'explosion. Il faut qu'on arrive à une approche nationale», a-t-il ajouté. Le préfet de région, Jean-François Carenco, a reconnue, de son côté, avoir «du mal à comprendre le niveau d'exigence des gens : beaucoup ont connu la guerre ou la dictature et ne veulent pas aller en province ou dans un centre d'hébergement en Ile-de-France».

 

Le 8 juin 2015, la halle Pajol a été le théâtre d'une dispersion très critiquée, notamment par le Défenseur des droits, Jacques Toubon, qui a «fermement» dénoncé une opération menée ...

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