Paris et Rome espèrent un accord entre factions en Libye

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PARIS, 24 février (Reuters) - La France et l'Italie ont une nouvelle fois appelé de leur voeux mardi la conclusion d'un accord entre les différentes factions en Libye, premier pas vers la stabilisation d'un pays plongé en plein chaos depuis près de quatre ans. La situation en Libye, minée par les rivalités entre tribus depuis la chute de Mouamar Kadhafi en 2011, suscite l'inquiétude de la communauté internationale qui écarte toutefois pour l'heure toute intervention militaire contre les djihadistes qui ont trouvé refuge dans le sud du pays. Deux gouvernements se disputent actuellement la gestion du pays : l'un, proche des milices de Fajr Libya (Aube libyenne), siège à Tripoli, la capitale ; l'autre, basé à Tobrouk, est le seul reconnu par la communauté internationale. Les négociations entre factions rivales libyennes, menées sous l'égide de l'Onu, ont repris le 11 février avant d'être de nouveau suspendues lundi après le retrait du parlement de Tobrouk des discussions ( IDnL5N0VX3X9 ). "La France soutient tous les efforts de l'Italie pour que nous puissions, au niveau le plus élevé, c'est-à-dire les Nations unies, trouver des réponses à une situation qui est celle du chaos et donc du terrorisme", a déclaré François Hollande à l'issue d'un entretien avec le président du conseil italien Matteo Renzi, à Paris. "La première exigence c'est de trouver un accord politique entre les différentes factions et faire qu'il puisse y avoir un gouvernement, un parlement, une banque centrale et une seule si c'est possible à chaque niveau". En première ligne face à la situation en Libye, qui se situe à quelque 350 km de ses côtes, l'Italie s'est dite prête mi-février à envoyer plus de 5.000 soldats sur place pour lutter contre les djihadistes en cas d'échec de la voie diplomatique. Le président du conseil italien a par la suite nuancé cette position en appelant à faire preuve de "prudence". "Nous espérons pouvoir arriver à un accord, surtout avec les factions", a déclaré Matteo Renzi. En cas d'échec (...), nous allons demander qu'une intervention diplomatique de l'Onu puisse se faire. Aujourd'hui, nous ne pensons pas encore à une opération de maintien de la paix". (Marine Pennetier, édité par Yves Clarisse)

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  • LeRaleur le mardi 24 fév 2015 à 17:22

    La meilleure de l'année.