Paris et les Bourses européennes rebondissent en clôture

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PARIS (Reuters) - Les Bourses européennes ont rebondi vendredi, après plusieurs séances de baisse, notamment après une information de Reuters selon laquelle les Etats membres de l'Union européenne envisagent, dans le cadre du futur mécanisme permanent de stabilité de la zone euro, de renoncer à faire participer le secteur privé dans le sauvetage financier d'un pays.

Cette discussion s'inscrit dans le cadre plus général des échanges en cours sur la réforme des traités européens, sur laquelle Nicolas Sarkozy et Angela Merkel se sont entendus jeudi à Strasbourg, a-t-on indiqué de sources proches du dossier. Elle ne remet toutefois pas en cause la participation des banques et assureurs européens au deuxième plan d'aide à la Grèce, dans lequel ils se sont engagés à effacer 50% de leurs créances aux pays.

L'information a fait rebondir les marchés européens, qui évoluaient dans le rouge après une adjudication décevante de l'Italie. Rome a dû servir un rendement record de 6,5% à six mois lors d'une adjudication de 10 milliards d'euros de papier à court terme, accentuant la pression sur la troisième économie de la zone euro et son nouveau gouvernement.

On a appris par ailleurs de sources proches du Parti populaire que le nouveau gouvernement espagnol envisageait, entre autres options, de demander une aide internationale pour restaurer les finances publiques du pays.

Les valeurs européennes ont conforté leurs gains après l'ouverture en hausse de Wall Street, l'indice Eurostoxx 50 terminant sur une progression de 1,01%.

À Paris, l'indice CAC 40 a clôturé en hausse de 1,23% à 2.856,97 points après six séances consécutives de baisse. Sur la semaine, l'indice a perdu 4,67%.

Londres a gagné 0,72%, Francfort 1,19%, Milan 0,12% et Madrid 0,54%.

Wall Street s'essouffle après avoir ouvert en rebond. La séance, écourtée en raison du pont de Thanksgiving, est marquée par de faibles volumes et une forte volatilité. Le bon démarrage de la saison des fêtes de fin d'année en ce jour de Black Friday - traditionnellement marqué par une ruée dans les magasins - ne suffit pas à faire oublier le casse-tête de la crise européenne de la dette.

L'euro est en baisse sur la séance, autour de 1,3250 dollar, après être tombé à un plus bas de sept semaines face au billet vert à 1,3210 dollar selon des données Reuters.

Le dollar a atteint un plus haut de sept semaines face à un panier de devises, les investisseurs étant en quête de la liquidité qu'offre le billet vert. Sa hausse fait par ailleurs reculer le prix de l'or.

Les cours des Treasuries reculent, tout comme ceux des Bunds, alors que les investisseurs se délestent de leurs titres de dettes souveraines européennes et que les CDS à cinq ans sur l'Allemagne ont atteint un plus haut depuis la création de la zone euro.

Le rendement de la dette italienne à deux ans a atteint vendredi un nouveau pic depuis la création de l'euro, touchant 8,03%, en hausse de 40 pdb sur la séance. La Banque centrale européenne (BCE) est de nouveau intervenue sur le marché secondaire pour racheter des obligations italiennes et espagnoles, ont rapporté des traders.

Dans le même temps, la prime pour détenir de la dette belge à 10 ans plutôt que du papier allemand de même échéance a atteint un plus haut depuis au moins 2008 à 368 points de base (pdb).

Les cours du pétrole hésitent entre hausse et baisse, en écho à Wall Street et sur fond de craintes de voir la crise de la dette peser sur la demande d'or noir.

Natalie Huet pour le service français

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