Paris et Berlin pour une position "efficace" sur la Grèce-Cazeneuve

le
0
    BERLIN, 14 février (Reuters) - La France et l'Allemagne 
cherchent "ensemble" une position "efficace et équilibrée" pour 
faire face au problème de la dette grecque, dans le cadre de la 
zone euro, a déclaré mardi à Berlin le Premier ministre 
français, Bernard Cazeneuve.  
    "Ce qui compte pour nous c'est que la France et l'Allemagne 
ensemble fassent en sorte de préserver l'intégrité de la zone 
euro", a-t-il déclaré lors d'une rencontre avec des journalistes 
après un entretien avec la chancelière Angela Merkel.  
    "Ce qui compte, c'est ce que nous prenions à la fin une 
position ensemble, qui soit efficace et équilibrée comme nous 
l'avons fait jusqu'à présent", a-t-il ajouté.  
    Le chef du gouvernement français a plaidé pour que des 
"réformes nécessaires mais pas insoutenables" soient demandées à 
la Grèce.  
    Pour ce faire, François Hollande "a été en première ligne 
mais la chancelière n'a jamais fait obstacle, au contraire. Elle 
a toujours aidé à des solutions", a-t-il fait valoir. 
    "C'est cet objectif-là que nous devons atteindre en dépit 
des débats en France et en Allemagne. Jusqu'ici, nous l'avons 
fait ensemble dans une approche équilibrée", a aussi souligné 
Bernard Cazeneuve.  
    La Grèce a dit la semaine dernière espérer un satisfecit de 
ses créanciers sur ses réformes entreprises dans le cadre de son 
plan d'aide international, tout en critiquant l'Allemagne pour 
avoir laissé entendre qu'elle pourrait devoir quitter la zone 
euro, comme l'a fait le grand argentier allemand Wolfgang 
Schäuble. 
    Les ministres de la zone euro feront le point sur la mise en 
oeuvre des réformes lors d'une réunion le 20 février.  
    Sans leur aval, le gouvernement d'Alexis Tsipras ne pourra 
obtenir de nouveaux prêts et se trouvera à court de moyens pour 
honorer la prochaine échéance de sa dette en juillet. 
    Un accord passé cette date sera plus compliqué compte tenu 
du calendrier des élections aux Pays-Bas, en France et en 
Allemagne entre mars et septembre. 
    Le président de l'Eurogroupe, Jeroen Dijsselbloem, a 
toutefois douché mardi les espoirs d'y parvenir en estimant que 
l'examen des réformes de la Grèce ne serait pas terminé à temps 
pour la réunion de la semaine prochaine. 
     
 
 (Noah Barkin, avec Elizabeth Pineau à Paris, édité par Yves 
Clarisse) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant