Paris et Berlin étalent leurs divergences

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En prélude au sommet, l'Élysée et la Chancellerie ont polémiqué à distance.

Le temps est révolu où l'Élysée et la Chancellerie scellaient leur entente à l'approche des sommets européens, par une lettre bien sentie ou un tête-à-tête soigneusement mis en scène. C'est l'arrivée de François Hollande qui a changé la donne et ce qui a pu passer pour une fraîcheur initiale avec Angela Merkel s'installe dans la pratique: l'étalage des désaccords tient lieu désormais de lever de rideau.

Pour éviter un choc direct, l'Allemagne avait choisi lundi Wolfgang Schäuble, le bras droit de la chancelière, afin de dire tout haut ce que Berlin attend du sommet de l'UE qui s'ouvre aujourd'hui à Bruxelles. À la veille du rendez-vous, le président Hollande a décidé de descendre lui-même dans l'arène. Dans une interview à six quotidiens européens, dont Le Monde et l'influent Suddeutsche Zeitung, il règle ses comptes par avance. Plus question de tendre la main. Le ton est vite donné: «On ne peut pas reprocher à Angela Merkel d'être ambiguë (...) J

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