Paris et Berlin d'accord pour agir vite après le Brexit-Sapin

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 (Actualisé avec autres citations, contexte) 
    PARIS, 27 juin (Reuters) - La France et l'Allemagne sont 
d'accord pour aller vite dans la mise en oeuvre du "Brexit", a 
affirmé lundi le ministre français des Finances, alors qu'Angela 
Merkel a mis en garde contre toute précipitation après le 
référendum au Royaume-Uni. 
    Le président français, François Hollande, est attendu lundi 
soir à Berlin pour y retrouver la chancelière allemande, le chef 
du gouvernement italien, Matteo Renzi, et le président du 
Conseil européen, Donald Tusk, à la veille du Conseil européen. 
    Angela Merkel a déclaré samedi qu'elle ne militerait pas 
après la victoire du "Leave" au Royaume-Uni pour "un calendrier 
serré" de sortie de l'Union européenne.   
    Prié de dire si François Hollande et Angela Merkel étaient 
sur la même ligne, Michel Sapin a répondu sur France 2 : "Il 
peut y avoir des tempéraments différemment. Chacun sait bien la 
manière dont les Allemands essayent de raisonner sérieusement, 
ils ont raison, sur tous les sujets." 
    "Il n'y a aucune différence entre la France et l'Allemagne 
s'agissant de la question, là, d'actualité : 'Est-ce que la 
Grande-Bretagne doit aller vite?' Oui", a-t-il poursuivi. 
    "La France comme l'Allemagne disent 'la Grande-Bretagne a 
voté, elle a voté pour le Brexit, le Brexit doit se mettre en 
oeuvre dès maintenant'", a souligné le ministre français. 
    François Hollande portera ce message lundi, a-t-il précisé : 
"Il faut agir vite, il faut agir fort, et pas juste en paroles". 
    "On va attendre les élections?", a lancé Michel Sapin en 
évoquant les échéances françaises et allemandes, en 2017. 
    "Non, on ne peut pas attendre, on agit, et c'est ce à quoi 
travaillent aujourd'hui le président de la République, la 
chancelière, beaucoup d'autres, parce qu'ils savent que l'Europe 
ne peut pas attendre", a-t-il expliqué. 
    "On doit être dans le concret, dans le précis et dans 
l'immédiat", a-t-il insisté. 
    "On ne peut pas être dans l'a-peu près, on ne peut pas être 
dans l'indéfini, dans 'on verra plus tard'. Il y a une décision 
qui a été prise, elle est totalement démocratique, elle doit 
être respectée par nous-mêmes comme elle doit être respectée par 
les Britanniques", a-t-il plaidé. 
    A la question de savoir si les Français pourraient être 
consultés sur un éventuel nouveau projet européen, comme le 
proposent avec des nuances à droite Bruno Le Maire, Alain Juppé 
ou Nicolas Sarkozy, le ministre a répondu : "Il n'y a pas 
d'automatisme." 
    "Il ne s'agit pas de consulter pour consulter. On est là à 
s'agiter sur sa chaise en disant 'Référendum, référendum', mais 
sur quoi? Ils ne nous disent pas un mot sur quoi", a dit Michel 
Sapin. 
 
 (Sophie Louet) 
 
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