Paris espère récolter les fruits de ses retrouvailles avec l'Iran

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    * Rohani à Paris mercredi, une première depuis 17 ans 
    * Airbus espère de grosses commandes bientôt 
    * PSA et Renault dans les starting blocks 
 
    PARIS, 26 janvier (Reuters) - Les entreprises françaises 
attendent avec impatience la visite à Paris mercredi et jeudi du 
président iranien Hassan Rohani, une première depuis 17 ans 
appelée à resserrer des liens distendus par le conflit lié au 
nucléaire, désormais réglé.  
    Pendant son séjour de 48 heures dans la capitale française, 
ce réformateur élu en 2013 aura de nombreux échanges avec les 
entrepreneurs français, qu'il rencontrera notamment au Medef, en 
présence du Premier ministre Manuel Valls.  
    Hassan Rohani s'entretiendra dès mercredi avec une vingtaine 
de chefs d'entreprises à son hôtel, et des tête-à-tête sont 
prévus avec les patrons d'Airbus  AIR.PA  et Total  TOTF.PA .  
    Son entretien avec François Hollande, jeudi à l'Elysée, sera 
suivi de la signature d'accords matérialisant la nouvelle ère 
que la France veut ouvrir avec Téhéran, où Paris a maintenu son 
ambassade malgré les tensions de ces dernières années liées au 
programme nucléaire controversé du pays.   
    Les sanctions internationales ont fait passer les échanges 
franco-iraniens de quatre milliards d'euros en 2004 à 500 
millions en 2013.  
    Les entreprises et banques françaises oscillent entre 
enthousiasme économique et prudence juridique un an après 
l'amende infligée à BNP Paribas  BNPP.PA  par les Etats-Unis et 
le risque de retour des sanctions en cas de non respect de 
l'accord sur le nucléaire iranien.   
    "Investir en Iran ne sera pas exactement comme investir aux 
Pays-Bas ou au Danemark", souligne un haut diplomate français. 
"Le facteur psychologique et l'analyse risque vont beaucoup 
jouer. Tout le monde veut être certain avant d'investir qu'il 
n'a pas une épée de Damoclès au-dessus de la tête." 
     
    COMMANDE D'AVIONS 
    Mais l'intérêt pour le marché iranien l'emporte. 
    Avec une population de 80 millions d'habitants et une 
production annuelle de quelque 400 milliards de dollars, l'Iran, 
riche en pétrole et en gaz, représente un marché majeur dont les 
portes s'ouvrent avec la fin de l'embargo consécutive à la mise 
en oeuvre de l'accord passé à Vienne le 14 juillet dernier. 
    La levée des sanctions va aussi permettre une reprise des 
connections entre l'Iran et le système bancaire international. 
Le pays va de nouveau être mesure d'acheter des biens comme des 
avions, des automobiles, des biens d'équipement industriels ou 
encore des médicaments. 
    En marge de la visite d'Hassan Rohani ce début de semaine en 
Italie, des accords commerciaux devaient ainsi être signés pour 
un montant compris entre 15 et 17 milliards d'euros, notamment 
pour la construction d'un oléoduc.   
    L'Iran a aussi dévoilé dimanche son intention de commander 
plus de 160 avions de fabrication européenne, dont huit très 
gros porteurs fabriqués par Airbus, tout en se disant intéressé 
par des appareils de l'américain Boeing  BA.N .  
    Dans le domaine de l'automobile, l'agence de presse 
semi-officielle Tasnim a cité dimanche un officiel évoquant un 
projet entre PSA et l'Iran consistant à investir chacun 250 
millions d'euros dans un projet industriel en Iran.  
    "Les discussions sont en cours, nous ne faisons pas de 
commentaire sur leur avancement", a dit à Reuters un 
porte-parole du groupe automobile français.   
    PSA, mais aussi Renault, sont prêts à revenir en Iran, un 
marché qui pourrait atteindre à terme 1,5 à 2 millions de 
voitures par an, soit l'équivalent du marché français. 
     
    UN MARCHE STRATÉGIQUE  
    Jusqu'à présent, Renault semblait tenir la corde car, 
contrairement à PSA, longtemps premier groupe sur place avec un 
tiers de part de marché mais qui a quitté brutalement le pays en 
2012, la suspension de la production de Renault en 2013 n'a 
jamais été vécue comme un "abandon" par l'Iran.      
    L'Iran est "un marché stratégique", déclarait la semaine 
dernière Thierry Koskas, directeur commercial de Renault, lors 
de la publication des ventes 2015.  
    Les deux groupes, associés jusqu'ici aux groupes iraniens 
Iran Khodro et/ou Pars Khodro, espèrent signer à nouveau des 
accords pour produire localement des modèles récents. 
    Signe de l'appétit des deux groupes, PSA a inauguré lundi un 
show-room à Téhéran, où il importera des modèles de la gamme DS. 
    Des accords destinés à développer les aéroports iraniens 
seront probablement signés jeudi durant la visite du président 
iranien Hassan Rohani à Paris, a-t-on appris mardi de source 
proche du dossier. 
    Selon le Wall Street Journal, citant lui aussi des sources, 
Bouygues  BOUY.PA  et ADP  ADP.PA  pourraient signer un accord 
concernant l'aéroport de Téhéran, tandis que Vinci SGEF.PA 
serait pressenti pour deux autres aéroports, dont celui de 
Mashhad. bouygues, Vinci et ADP ont refusé de commenter ces 
informations. 
    Dans le domaine de l'agroalimentaire, l'intérêt est tout 
aussi grand.  
    "La levée des sanctions nous conforte dans notre décision de 
regarder ce pays", a déclaré à Reuters Stéphane Michel, 
secrétaire général d'Axereal, groupe coopératif agricole 
spécialisé dans les céréales et la nutrition animale.   
    Axereal prévoit de s'implanter en Iran "dans le courant de 
cette année".  
    Sans attendre la fin de l'embargo, le ministre français de 
l'Agriculture, Stéphane Le Foll, et le secrétaire d'Etat au 
Commerce extérieur, Matthias Fekl, ont inauguré en septembre à 
Téhéran un bureau "Business France" pour aider les entreprises 
françaises souhaitant s'implanter dans le pays. 
 
 (Elizabeth Pineau, avec Gilles Guillaume, Tim Hepher, Gus 
Trompiz et John Irish, édité par Yves Clarisse) 
 

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  • Berg690 il y a 10 mois

    Il faut envisager de confier à FAFA la délégation commerciale.

  • M7097610 il y a 10 mois

    en 2012, qui dirigeait PSA ????