Paris envisage un repreneur pour le site Petroplus de Petit-Couronne

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PARIS (Reuters) - Il faudra trouver un repreneur pour la raffinerie de Petit-Couronne si Petroplus ne trouve pas d'accord avec ses créanciers, a déclaré jeudi la porte-parole du gouvernement français, Valérie Pécresse.

Petroplus a annoncé mercredi un accord temporaire avec ses banques, qui doit lui permettre de continuer à faire fonctionner certaines activités et à payer des factures.

Mais le groupe n'a pas évoqué le site de Petit-Couronne (Seine-Maritime), qui emploie environ 550 personnes, suscitant l'irritation des autorités françaises.

"Aujourd'hui, le gouvernement étudie l'ensemble des pistes et des scenarii pour garantir l'avenir de ce site industriel", a dit Valérie Pécresse lors de la séance des questions au gouvernement au Sénat.

"Les choses sont claires : soit Petroplus trouve un accord avec ses banques soit il nous faudra trouver un repreneur."

Elle a ajouté que le ministre de l'Industrie et de l'Energie, Eric Besson, qui rencontre ce jeudi le PDG de Petroplus, "recevra demain l'ensemble des industriels qui s'occupent de raffinerie et de stockage de produits pétroliers".

"Il sera question et uniquement question de l'avenir du site de Petit-Couronne", a dit Valérie Pécresse. "Nous serons vigilants à ce que Petroplus assure et assume toutes ses responsabilité dans l'avenir de ce site."

Eric Besson s'est dit choqué par le silence du groupe.

"Le communiqué de Petroplus passe sous silence l'avenir des raffineries de Petit-Couronne en France, Anvers en Belgique, et Cressier en Suisse, déjà mises à l'arrêt temporaire", lit-on dans un communiqué.

"Eric Besson est choqué par cette annonce qui n'a fait l'objet d'aucune information préalable auprès des salariés des raffineries concernées", poursuit le texte.

Jean-Baptiste Vey, avec Marc Angrand, édité par Patrick Vignal

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