Paris: en léger recul avant les stress tests bancaires.

le
0

(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris s'est montrée hésitante tout au long de cette dernière séance de juillet, très dense sur le front des résultats. Elle a toutefois basculé sans doute définitivement en territoire négatif après les mauvais chiffres de la croissance américaine au deuxième trimestre.

Vers 16h15, le CAC 40 cède un peu plus de 0,2% à 4.411 points, mais affiche un bilan hebdomadaire positif de l'ordre de 0,7%.

'C'est la dernière séance du mois de juillet et après le beau parcours qu'on a eu ces dernières semaines, on peut logiquement s'attendre à quelques prises de bénéfices', avait prévenu ce matin un trader en poste à Londres.

Malgré la déception suscitée par le PIB américain, la perspective d'une normalisation de la politique monétaire de la Fed via un relèvement de ses taux directeurs a désormais du plomb dans l'aile, ce qui a vocation à soutenir les marchés actions. La divulgation tard ce soir par l'Autorité bancaire européenne (ABE) des résultats des tests de résistance paneuropéens organisés sur les principaux établissements du Vieux Continent incite par ailleurs à une certaine prudence.

Principale donnée macroéconomique du jour et même de la semaine, la croissance américaine a été sensiblement moins forte que prévu au deuxième trimestre, une déception qui pourrait amener la Réserve Fédérale à reporter à 2017 ses perspectives de hausse des taux. Le produit intérieur brut (PIB) n'a en effet progressé que 1,2% en rythme annuel sur les 3 mois clos fin juin, après une croissance déjà faible de 0,8% au premier trimestre.

A titre de comparaison, les économistes attendaient en moyenne une croissance de l'ordre de 2,6% sur le trimestre écoulé.

L'indice de confiance des consommateurs de l'Université du Michigan a par ailleurs été mesuré à 90 points en estimation finale en juillet, soit une progression de 0,5 point par rapport à l'estimation préliminaire et un recul de 3,5 point en rythme mensuel. Le consensus tablait en l'occurrence sur une révision à la hausse plus marquée autour de 90,4 points.

Plus tôt dans la journée, Eurostat avait rapporté que le PIB de la zone euro a augmenté de 0,3% entre le premier et le deuxième trimestre, un taux inférieur de moitié à celui constaté au premier trimestre.

Toujours selon l'office statistique de l'Union européenne, le taux de chômage dans l'eurozone est resté stable en séquentiel à 10,1% le mois dernier, tandis que le taux d'inflation annuel de la région a été mesuré à 0,2% en juillet en estimation rapide.

Sur le marché des changes, l'euro prend désormais 0,8% environ face au dollar à 1,1167, tandis que le baril de Brent décroche de 1,8% pour passer sous les 42 dollars.

Au chapitre microéconomique, ADP a averti sur son résultat net part du groupe en raison de son exposition à la Turquie et à la Tunisie, tandis qu'Essilor a revu à la baisse sa prévision de croissance organique. Leurs titres reculent de respectivement 3,3 et 6,5%, soit la plus forte baisse du SBF 120.

Safran lâche pour sa part 5,4% en dépit de comptes semestriels meilleurs qu'attendu et du maintien des prévisions annuelles de l'équipementier aéronautique. Les investisseurs semblent considérer que ces bons résultats reposent trop sur le succès du moteur CFM56, dont les ventes sont appelées à baisser au fur et à mesure de la montée en puissance de son successeur, le LEAP.

Du côté des hausses, les bancaires françaises sont bien orientées à l'approche des stress tests européens à l'image de Natixis (+7,2%) - dont les comptes semestriels, publiés hier soir, ont révélé une belle résistance - et de BNP Paribas, dont le titre s'adjuge 2,4%, soit la deuxième meilleure performance du CAC 40.

Un indice que domine Kering, dont l'action grimpe à présent de 7,6% après l'annonce d'une hausse de 42 millions d'euros du bénéfice net part du groupe en rythme annuel à 465 millions au premier semestre, tandis que le chiffre d'affaires a crû de 3,3% en données publiées et de 5,5% à changes comparables à près de 5,7 milliards d'euros.

EDF flambe enfin de 6% après des résultats supérieurs aux attentes à fin juin et l'annonce de l'approbation du conseil d'administration au projet controversé Hinkley Point (Grande-Bretagne).

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant