Paris en discussion avec Varsovie après le meurtre de Chloé

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(Actualisé avec Manuel Valls) PARIS, 16 avril (Reuters) - Le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve, a demandé jeudi à la Pologne comment un de ses ressortissants qui a avoué le viol et le meurtre d'une fillette la veille à Calais avait pu enfreindre une interdiction de se rendre en France. Le procureur de Boulogne-sur-Mer, Jean-Pierre Valensi, a expliqué jeudi lors d'une conférence de presse que le suspect placé en garde à vue avait "reconnu immédiatement son implication" dans l'enlèvement suivi du meurtre de Chloé, 9 ans. Il s'est saisi de la petite fille qui jouait avec d'autres enfants devant de multiples témoins et l'a emmenée dans sa voiture. Le corps de Chloé, qui portait des traces de violences sexuelles et de strangulation, a été retrouvé à trois kilomètres du lieu de l'enlèvement, a dit le procureur. "Ce que nous devons nous à la famille, bien sûr, c'est toute la vérité et toute cette vérité elle sera faite pour comprendre l'itinéraire de cet individu", a déclaré le Premier ministre, Manuel Valls, à des journalistes. "Le ministre de l'Intérieur l'a dit, il est en contact notamment avec son homologue polonais. Nous devons comprendre évidemment ce qui s'est passé", a-t-il ajouté. Ce Polonais de 38 ans était arrivé à Calais de Varsovie mercredi et a dit aux enquêteurs avoir eu l'intention de se rendre chez sa soeur au Royaume-Uni mais, selon Jean-Pierre Valensi, il n'était muni d'aucun titre de transport. "Il était en Pologne jusqu'à hier (mercredi) matin", a ajouté le procureur. Condamné à deux reprises en France, notamment pour des vols avec violence, la dernière fois en 2010 à une peine de six ans de prison, l'homme a fait l'objet d'une mesure d'interdiction du territoire et a été remis par la France aux autorités polonaises le 27 mars 2014 en vertu d'un mandat d'arrêt européen. La Pologne souhaitait le juger pour des cambriolages commis en 2000 et les autorités françaises ignorent pour l'instant pourquoi le suspect était libre de ses mouvements. "Une discussion est en cours actuellement avec les autorités polonaises de manière à établir les conditions dans lesquelles cette interdiction du territoire (français-NDLR) a été enfreinte par le criminel en question", a déclaré Bernard Cazeneuve à la presse. (Emile Picy, édité par Yves Clarisse)

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  • paspil le jeudi 16 avr 2015 à 14:52

    100 000 peines en attente d'execution en France , ... nos prisons sont pleines et il faut pas compter sur nos politiques pour agir ....