Paris dort encore

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Paris dort encore
Paris dort encore

Un mois que le club attendait ce match de gala. Un mois à ne parler que du Real, à tout agencer pour préparer ce match. Un mois pour ça. 90 minutes moyennes, sans rythme et sans intensité. Le PSG a joué avec le frein à main et les yeux fermés. Presqu'en dormant.

Le PSG ronronne. Comme un chat. Quand ça concerne un félin, c'est généralement mignon et ça termine souvent sur Instagram. Sauf qu'un chat pionce 20 heures par jour. C'est exactement le problème du PSG depuis un moment. Ça dort beaucoup trop. En Ligue 1, quand une accélération par mi-temps suffit pour marquer, ça passe. En Ligue des champions, c'est autre chose. Pourtant, ce match contre le Real avait été préparé. Deux mois que le PSG a coché la date du Real Madrid sur son calendrier. Plusieurs semaines que les VIP sont triés sur le volet pour garnir la corbeille du Parc des Princes. Le Real Madrid obnubilait les pensées du PSG. C'était le match parfait pour s'étalonner. Savoir si, oui ou non, le PSG avait franchi un cap. Force est de constater que le sentiment dégagé après ce petit match nul au Parc des Princes ne laisse pas présager une réelle prise de conscience ni une énorme progression.

Alors, même si les Espagnols sont venus sans Bale, Benzema, James, Modrić, Pepe et Carvajal, ils sont repartis sans trop avoir souffert. Pis, en jouant mieux certains coups, le Real Madrid aurait pu repartir de Paname avec les trois points. Sans crier au scandale. Pour son premier vrai test de la saison, le PSG de Laurent Blanc est passé à côté.

Peut-être attend-on trop de cette équipe qui aligne trois titulaires de plus de 33 ans ? Possible. Mais quand on se revendique candidat au titre, il faut l'assumer en soirée. Le Real Madrid, lui, n'était pas venu pour faire le beau, mais pour jouer un vrai match de football. Sur certaines actions, notamment en première période, les Espagnols ont montré la différence entre une équipe sérieuse, appliquée et une autre qui s'appuie uniquement sur ses individualités. Les transitions espagnoles étaient limpides et rapides, à l'image d'un Toni Kroos insolent en première période (49/49 dans les passes). Au PSG, ça joue au petit trot. Sans folie. Sans génie. Comme trop bien appliqué. Et puis la gestion du onze de départ amène des choses simples : l'usure. Zlatan Ibrahimović, 34 ans, est sur le déclin. Physiquement, c'est une évidence. L'aligner, match après match, n'est pas la meilleure idée pour le remettre dans le bain. Contre Madrid, dans un match diffusé dans le monde entier, le Suédois est passé au travers. Encore.

À la sortie de Bastia, Javier Pastore avait glissé une boutade quand on lui avait demandé ce qu'il faudrait pour battre le Real, " Javier Pastore " avait répondu…






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