Paris:dopé par les pétrolières, stats US ignorés, S&P à 2120

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 ne parvient pas à inscrire une clôture au plus haut du jour (+1,2% à 4.476 contre 4.487Pts vers 11H30) mais il s'est tout de même produit une sorte de 'petit miracle': alors que les volumes ne dépassaient pas les 2MdsE à 17H29 (que font les acheteurs ?), ils ont explosé de +45% durant le 'fixing', soit +900MdsE à 2,9MdsE.

Ceci entretient l'illusion d'une hausse étayée par les volumes, alors que ce fut loin d'être le cas... jusqu'à 17H29.

Les autres places européennes affichent une progression moyenne de +1,3%: Francfort bondit de +1,65%, Milan de +2% elles s'envolent largement au-delà de leurs niveaux d'avant les 'stats' de l'emploi américain vendredi dernier.

A mi-séance, le Dow Jones (+0,45%) flirte avec les 18.000 et le 'S&P' (+0,45% à 2.119) n'est plus qu'à 0,% de son record absolu et pourrait inscrire la 4ème meilleure clôture de tous les temps, et même la 3ème s'il en termine au-delà de 2.125, le Nasdaq grappille +0,2%.

Cela semble témoigner d'une apparente déconnection des marchés par rapport à la réalité conjoncturelle puisque les indices boursiers ont réaccéléré à la hausse après publication d'une franche révision à la baisse de l'indice de productivité américain de +1% à seulement +0,6%.

Comme il reste inconvenant de laisser supposer que les indices grimpent parce qu'ils sont 'pilotés' de la sorte de façon parfaitement délibérée, les commentateurs affirment que les 'marchés' (où personne ne semble pourtant se risquer à l'achat) s'inspirent du discours de Janet Yellen à Philadelphie qui donne à penser que la Fed pourrait tenir parole et poursuivre la normalisation de sa politique monétaire fin juillet, les éléments positifs l'emportant sur des signaux parfois un peu préoccupants (comme l'emploi).

Mais la FED ne s'engage sur aucun calendrier et demeure 'data dependante': le Directeur de la recherche économique chez Naxitis AM, Philippe Waechter confirme que la lecture du discours de Janet Yellen 'ne permet pas, en effet, d'imaginer une hausse imminente du taux de référence de la Fed. Les taux d'intérêt seront plus élevés dans le futur, mais pas immédiatement'.

Le 'S&P' aligne ce mardi une 42ème séance d'une phase haussière où aucun 'pullback' égal ou supérieur à -1% ne s'est matérialisé (et aucune correction supérieure à -1,25% ne s'est produite depuis un nombre record de 84 séances).

Que le S&P500 rejoigne ou non les 2.130Pts dès ce soir, cette séance du 7 juin demeurera de toutes façons 'historique' puisque le rendement agrégé de l'ensemble des instruments de dette souveraine allemande -toutes maturités confondues- affiche pour la première fois un rendement d'ensemble négatif... rejoignant ainsi les emprunts d'état libellés en franc suisse et en Yen.

A noter le retour du baril de WTI au contact des 50$ sur le NYMEX (à 50,00$)... mais il ne grappille en fait que +0,6%.

Eurostat a publié en fin de matinée sa troisième et dernière estimation du PIB de l'eurozone au premier trimestre. Celui-ci a progressé de 0,6%, a indiqué l'office statistique de l'Union européenne (UE), lequel a en outre fait état d'une croissance ce 0,5% dans l'UE28 sur la période.

La Banque centrale d'Espagne confirme s'attendre à un ralentissement de l'économie ibérique de +3,2% en 2015 à +2,7% en 2016 et +2,3% en 2017.

Sur le front microéconomique, le titre Natixis grimpe de 3% alors que les analystes de Jefferies ont initié leur suivi de la valeur avec une recommandation 'achat'.

A contrario, Vivendi perd 1,7% alors que Barclays Capital a rétrogradé son conseil à 'sous-pondérer'.

On signalera enfin que le regain d'appétit pour le risque fait revenir les investisseurs sur des valeurs parapétrolières comme Vallourec (+9,6%), Maurel et Prom (+3,5%) ou Technip et Total (+3,05%) puis les titres du secteur automobile (Peugeot et Faurecia +3,1%, Renault +3,15%).

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