Paris devient la première destination mondiale d'Airbnb

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Le site d'hébergement chez l'habitant héberge pas moins de 40.000 logements rien qu'en région parisienne. Son patron est de passage à Paris aujourd'hui, à l'Hôtel de ville.

La ville de Paris accueille aujourd'hui Brian Chesky, le CEO d'Airbnb qui est de passage aujourd'hui dans la capitale, pour parler de la création et de la croissance d'une entreprise: lancer un projet, définir ses objectifs, favoriser et accompagner la croissance, fonder sa culture d'entreprise (un sujet pour lequel Airbnb est un expert)... Bruno Julliard, premier adjoint à la maire de Paris, se fendra d'un discours qui abordera notamment les liens entre Paris et Airbnb. Des liens qui sont de plus en plus forts.

Car la relation entre la capitale et le site de locations devient une véritable histoire d'amour! Si Airbnb s'est implanté et développé à San Francisco, c'est Paris qui est devenu son premier marché en termes d'annonces. Il y a aujourd'hui plus de 40.000 logements parisiens disponibles en ligne sur le site... contre seulement 4000 à l'ouverture de l'antenne parisienne, il y a trois ans. Ce constat conforte à la fois l'idée que Paris est bel et bien la première destination touristique mondiale, mais aussi que les Français - et de surcroît les parisiens - se sont très rapidement familiarisés avec Airbnb. Si bien qu'Airbnb organisera à Paris le rassemblement annuel de sa communauté, l'Airbnb Open, en novembre prochain. 6000 invités sont attendus.

Des nuisances sur le marché du logement et sur l'hôtellerie

«Airbnb, les effets pervers d'un monde appart'», titre le quotidien Libération. Il est vrai que les coulisses d'Airbnb ne sont pas toujours si roses! Il lui est souvent reproché par exemple de provoquer un véritable business qui nuit au marché de la location et donc du logement. Un élément qui met à mal «l'esprit du partage» dont Airbnb est un des premiers ambassadeur.

Plusieurs villes américaines ont d'ores et déjà critiqué le site à ce sujet. En septembre dernier, à New-York, des élus locaux, hôteliers, et activistes du logement ont lancé en signe de protestation une campagne web à 3 millions de dollars. Une vidéo - intitulée Share Better - très virulente dénonce «la face cachée» d'Airbnb. Le site avait répondu qu'il générait quelque 768 millions de dollars et 6 600 emplois.

En France, c'est le sujet épineux de la collecte de la taxe de séjour qui est débattu entre Airbnb et le gouvernement. Le problème: les voyageurs qui utilisent le site y sont soumis mais de facto, elle est prélevée par peu d'hôtes. En fin d'année dernière, l'Assemblée a adopté un amendement autorisant les sites de réservation à collecter la taxe de séjour pour le compte des hôtes, pour la reverser ensuite aux communes. Un procédé qui est déjà appliqué par Airbnb dans plusieurs villes américaines et à Amsterdam, et qui va être prochainement mis en vigueur en France.

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