Paris demande l'arrêt "au plus vite" des affrontements au Gabon

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    PARIS, 1er septembre (Reuters) - La France a demandé jeudi 
l'arrêt "au plus vite" des affrontements au Gabon, où l'opposant 
Jean Ping conteste les résultats de l'élection présidentielle de 
samedi depuis l'annonce de la victoire du président sortant Ali 
Bongo. 
    Le ministre français, Jean-Marc Ayrault, a déclaré que les 
événements de la nuit à Libreville suscitaient sa "plus vive 
préoccupation". 
    "Dans le cadre d'un processus électoral, il n'y a aucune 
place pour la violence", a-t-il ajouté. "J'appelle en 
conséquence toutes les parties à la plus grande retenue, afin 
d'éviter de nouvelles victimes."  
    "Il faut que la confrontation cesse au plus vite et que la 
sécurité des personnes soit assurée. C'est dans l'intérêt 
supérieur du Gabon et de tous les Gabonais." 
    Le chef de la diplomatie française réaffirme que la 
contestation des résultats de l'élection présidentielle "doit 
pouvoir se faire par les voies juridictionnelles, dans le cadre 
d'une procédure transparente et impartiale".  
    "C'est de cette manière que la sincérité du scrutin pourra 
être établie de manière incontestable", ajoute-t-il.  
    Jean Ping a déclaré jeudi matin que les forces de sécurité 
et la garde républicaine gabonaises avaient pris d'assaut son QG 
de campagne, faisant deux morts et de nombreux blessés. 
    Affirmant que "tout le monde sait" qu'il a remporté la 
présidentielle face à Ali Bongo, il a réclamé une assistance 
internationale pour protéger la population.   
 
 (John Irish, édité par Emmanuel Jarry) 
 
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  • charleco il y a 3 mois

    Quelle autorité!