Paris-Dauphine se porte partie civile dans un cas de bizutage

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PARIS (Reuters) - L'université Paris-Dauphine, qui fait partie des 300 premières universités de recherche du classement de Shanghai 2011, a décidé de se constituer partie civile à la suite du violent bizutage d'un étudiant de première année.

Le jeune homme a décidé de porter plainte après qu'un membre de l'association étudiante "Japad" ("Jeune association pour la promotion des activités à Dauphine") lui eut gravé dans le dos cet acronyme avec vraisemblablement une capsule de bouteille. "Des lettres de sang", selon le président de Paris-Dauphine, Laurent Batsch.

"Nous avons réagi de façon immédiate et sans concession", a-t-il déclaré dimanche sur i-Télé.

"Le local de l'association a été fermé et elle a été radiée", a-t-il précisé.

Un conseil de discipline sera prochainement convoqué pour traduire les participants au bizutage et l'université se constituera partie civile, a dit Laurent Batsch.

Le pratique du bizutage est théoriquement interdite en France depuis une loi du 17 juin 1998 portée par la socialiste Ségolène Royal, alors ministre déléguée à l'Enseignement scolaire, mais ces journées et soirées d'intégration se poursuivent dans certaines grandes écoles et universités.

Sophie Louet

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