Paris confirme la mort d'Abou Zeïd lors de combats au Mali

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LA FRANCE CONFIRME LA MORT DU CHEF ISLAMISTE ABOU ZEÏD AU MALI
LA FRANCE CONFIRME LA MORT DU CHEF ISLAMISTE ABOU ZEÏD AU MALI

PARIS (Reuters) - La France a confirmé samedi la mort d'Abdelhamid Abou Zeïd, l'un des principaux chefs d'Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), tué dans des opérations de l'armée française dans le nord du Mali à la fin du mois de février.

La mort du dirigeant islamiste algérien, annoncée le 1er mars par le président tchadien Idriss Déby, n'avait jusqu'à présent pas été confirmée par les autorités françaises.

"Le président de la République confirme de manière certaine la mort d'Abdelhamid Abou Zeïd survenue lors des combats menés par l'armée française dans l'Adrar des Ifoghas au Nord du Mali, à la fin du mois de février", indique l'Elysée dans un communiqué.

"Cette disparition de l'un des principaux chefs d'Aqmi marque une étape importante dans la lutte contre le terrorisme au Sahel", ajoute la présidence française.

De source diplomatique française, on précise qu'il "y a eu des éléments qui ont été envoyés par les Algériens", notamment les résultats des tests ADN évoqués par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius le 7 mars.

La confirmation "de manière certaine" résulte d'un "ensemble de plusieurs éléments", a précisé une source proche de la Défense.

Selon Le Monde daté de dimanche, "l'Algérie disposait de fragments d'ADN familiaux qui ont permis, à la demande de Paris, d'identifier formellement l'homme par recoupement."

Le président tchadien Idriss Déby avait annoncé la mort d'Abou Zeïd début mars en précisant qu'il avait été abattu par des soldats tchadiens.

"L'opération Serval est menée par l'armée française avec l'aide des Tchadiens, donc (le communiqué de l'Elysée) ne contredit pas forcément" les déclarations du chef de l'Etat tchadien, a indiqué samedi une source militaire française.

ENLEVEMENT

Né en 1965 dans la région de Debdab dans la province algérienne d'Illizi proche de la frontière libyenne, Abou Zeïd avait rejoint le Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) durant la guerre civile des années 1990. Le GSPC est ensuite devenu Aqmi.

Après la prise du nord du Mali par des groupes d'islamistes en avril 2012, il avait pris le contrôle de Tombouctou, imposant la charia et détruisant des lieux saints soufis.

Abou Zeïd est jugé responsable de la mort de plusieurs otages étrangers au Sahel ces dernières années, notamment celle du Français Michel Germaneau en 2010.

On lui attribue l'enlèvement d'une vingtaine d'occidentaux dans le Sahara ces cinq dernières années, qui ont rapporté plusieurs millions de dollars de rançon à Aqmi.

La confusion règne toujours en revanche sur le sort d'un des autres chefs d'Aqmi, Mokhtar Belmokhtar, commanditaire de la prise d'otages sanglante du complexe gazier algérien de Tiguentourine en janvier.

Sa mort, annoncée par les autorités tchadiennes, n'a pas été confirmée par la France et a été démentie par les islamistes selon SITE, centre de surveillance des sites islamistes.

Marine Pennetier, avec Elizabeth Pineau, édité par Jean-Philippe Lefief

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  • jean-648 le samedi 23 mar 2013 à 15:42

    Bravo un de moins.