Paris compterait 100.000 chambres de bonne inoccupées

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Selon une étude réalisée pour la ville de Paris, la capitale disposerait d’un million de m² vides sous forme de chambres de bonne. Après travaux, elles pourraient accueillir de vrais logements habités selon la municipalité.

A ce rythme-là, il y aura bientôt trop de logements disponibles dans la capitale... La Mairie de Paris n’en finit plus de trouver de nouvements «gisements» et autres «viviers» de mètres carrés inoccupés. Après les locations destinées aux touristes incitées à revenir sur le marché locatif traditionnel et les projets de surélévation des toits de Paris, ce sont désormais les chambres de bonne qui tiennent la vedette.

Selon une note de l’Atelier parisien d’urbanisme (Apur) dévoilée par le Journal du Dimanche, la capitale disposerait de 100.000 chambres de bonne inoccupées, soit un potentiel d’un million de mètres carrés à valoriser. Un chiffre que la note détaille de la sorte: sur un total de 114.400 chambres de bonne au dernier étage des immeubles bourgeois construits entre 1850 et 1914, seulement 17.251 très précisément seraient habitées d’après le recensement de 2011 réalisé par l’Insee. «C’est un ordre de grandeur qui me semble plausible au vu des 1,4 million de logements que compte la capitale, admet Gilles Ricours de Bourgies, président de la Fnaim Paris Ile de France. D’ailleurs, certains règlements de copropriété interdisent de louer à des personnes extérieures à la famille des occupants du lot principal.»

La moitié des chambres de service comptent moins de 9 m²

Parmi les explications possible de ce phénomène, il y aurait notamment une question de taille. Si la surface moyenne de ces «chambre de service» s’établit à 10,5 m², plus de la moitié d’entre elles (58.300 comme le relève le JDD) mesurent entre 5 et 8 m² et ne peuvent donc être louées car elles se situent sous le «seuil d’habitabilité». Evidemment, bon nombre de ces chambres ne seraient pas louées tout simplement car elles sont en trop mauvais état, nécessitent des travaux d’isolation, la création d’une salle d’eau, etc. «

Forte de ce constat, la ville de Paris ne compte pas en rester là. La première possibilité pour valoriser ce «gisement» consisterait à étendre le dispositif Multiloc’ aux chambres de bonne. Cette formule lancée récemment permet déjà d’aider les propriétaires de studios, 2 pièces et petits 3 pièces à effectuer des travaux et remettre leur logement en location moyennant un engagement à pratiquer pendant 3 ans un loyer inférieur aux prix du marché.

Quant à la seconde piste, elle correspond parfaitement à la marotte de Ian Brossat, adjoint communiste chargé du logement: multiplier les HLM dans la capitale, surtout dans les beaux quartiers. D’où le projet de créer ponctuellement des logements sociaux grâce à une vague d’acquisitions réalisées par les bailleurs sociaux auprès de propriétaires prêts à vendre leur bien.

«Bon nombre de chambres de bonne pouvant être regroupées l’ont déjà été par les propriétaires particuliers, estime Gilles Ricours de Bourgies. La piste du logement social me semble donc difficile à exploiter. En revanche Multiloc’ est une piste intéressante car les chambres inoccupées nécessitent de gros travaux comme des raccordements au réseau d’eaux usées.» Selon le JDD, une étude d’ingénierie sur la réhabilitation de ces chambres de bonne parisiennes réalisée par la Société de requalification des quartiers anciens et l’Apur doit être remise au premier semestre 2016.

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  • dotcom1 le lundi 23 nov 2015 à 16:47

    Cet Ian Brossat endette la ville pour acheter tout et n'importe quoi alors le marché est au plus haut. Attention à la chute!

  • milano12 le lundi 23 nov 2015 à 14:41

    encore un fantasme de mm idalgo

  • wtc2001 le lundi 23 nov 2015 à 14:23

    ericlyon. S'ils ne trouvent pas d'intérêt, qu'ils les filent aux collectivités pour optimiser le parc disponible....

  • ericlyon le lundi 23 nov 2015 à 14:17

    Encore faudrait-t-il que les propriétaires y trouvent un intérêt,ce qui parait difficile compte tenu de la rentabilité nulle d'une location en région parisienne dans les conditions actuelles