Paris:ce que le pétrole avait fait lundi, il le défait mardi

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(CercleFinance.com) - Paris avait été dopé lundi quasi exclusivement par l'envol de +6% du baril, sa rechute de -5% de 33,3$ vers 31,7$ produit l'effet inverse (le ministre Saoudien du pétrole ayant exclu une réduction de production de l'Arabie, penchant pour un 'gel prolongé' des quotas).

Il n'est même pas certains que la série de mauvais chiffres 'macro' publiés depuis 48H ait eu un effet négatif sur les indices boursiers, les 'mauvaises nouvelles' induisant la promesse de toujours plus de stimulus monétaire de la part des banques centrales.

Le CAC40 cède -1,4% à 4.238 et finit pratiquement au plus bas du jour, juste au-dessus du seuil technique des 4.235Pts.

Les actions avaient monté 'dans le vide' la veille (3,2MdsE échangés) et elles ont rechuté sans d'avantage de volumes (avec de nouveau 3,15MdsE).

Wall Street avait rouvert en repli de -0,4% mais a plus que doublé ses pertes : à la mi-séance les 3 principaux indices perdent conjointement -1%.

Pas d'exception à ce contexte de repli général en Europe avec un Euro-Stoxx50 qui cède -1,6% à 2.887Pts (le DAX30 chute de -1,65%, Milan de -2%).

'L'analyse technique commence à suggérer que le rebond débuté le 11 février pourrait se terminer', avait averti ce matin Vincent Ganne, directeur de DailyFX France, pour qui la conjonction de risques 'n'a pas été levée'.

'Tant que l'indice parisien reste au-dessus des 4.260 points, un biais positif à court terme est de mise', estiment pour leur part les équipes de Saxo Banque, selon lesquelles 'une échappée largement au-dessus des 4.300 points serait un signal supplémentaire pour les acheteurs'.

Du côté des indicateurs, l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board ressort à 92,2 contre 97,8 et la 'bonne surprise' provient du chiffre des ventes de logements anciens aux Etats-Unis: +11,1% en janvier.

Mais ce rebond spectaculaire ne veut pas dire grand chose puisqu'il s'agit d'une comparaison par rapport à janvier 2015 qui avait été très morose vu les intempéries.

En Europe l'indice Ifo du climat des affaires en Allemagne a déçu.

Il a est en effet passé de 107,3 en janvier à 105,7 ce mois-ci, alors que le consensus tablait sur 107.

En France, le moral des chefs d'entreprises recule de -2Pts à 100 'tout rond' mais avec des sous indices sectoriels dégradés, notamment dans les ventes de détail et les 'services'.

Sur le front des valeurs, le secteur 'énergie' pèse sur la tendance avec Engie -lanterne rouge du CAC40- qui perd -4,3%, devant Technip avec -3,5%. EDF finit lanterne rouge du SBF-120 avec un plongeon de -9,5% à 9,61E (UBS dégrade de 'neutre' à 'vendre' et abaisse drastiquement l'objectif de cours de 19 à... 8E).

Danone (+4%) domine plus que largement le CAC 40 (safran, en N°2 ne gagne que +0,8%) dans la foulée de ses comptes 2015, publiés ce matin et marqués par une hausse de 6% des revenus (+4,4% à données comparables) à 22,41 milliards d'euros et une progression de 32 points de base de la marge opérationnelle courante (MOC) à 12,91%.

En termes de perspectives, le géant agroalimentaire cible une croissance de son chiffre d'affaires dans une fourchette comprise entre 3 et 5% ainsi qu'une progression solide de sa MOC.

Thales (+6,3%) est demeuré solidement installé en tête du SBF 120.

Et pour cause: l'équipementier aéronautique a annoncé une augmentation de 8,4% de son chiffre d'affaires annuel (+4,5% à périmètre et changes constants) à 14,06 milliards d'euros, un bond de 44% de son bénéfice net ajusté part du groupe à 809 millions et, surtout, une révision à la hausse de son objectif de croissance organique du chiffre d'affaires pour les années à venir, en sus d'une confirmation de son objectif de rentabilité à l'horizon 2017-2018.

Ubisof (+6,2%) et Euronext (+4,5%) complètent le podium du SBF120.

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