Paris: biais indéfectiblement haussier, volumes inexistants.

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(CercleFinance.com) - Allait-on t'on assister à un duplicata de la séance de lundi ? La question méritait d'être posée à un quart d'heure de la clôture et la réponse est un incontestable 'oui'.

Le CAC40 en terminé sur un gain de +0,15%, tout comme la veille (à 4.395) et c'est assez méritoire car cette fois-ci, les indices US n'ont fourni aucun soutien, amplifiant même nettement leur repli après 17H.

Mais tout comme en Europe, et malgré des trimestriels pas transcendants, le Dow Jones redresse la barre à la mi-séance et ne cède plus que -0,2% (au lieu de -0,5%), le 'S&P' revient presque à l'équilibre (-0,05%) et le Nasdaq (+0,15%) repasse au-dessus des 5.100.

L'Euro-Stoxx50 engrange +0,2% à 2.979 grâce surtout aux +0,5% de Francfort qui caracole désormais au-delà de ses niveaux d'avant 'Brexit' (qu'est-ce qui va mieux pour l'Allemagne ?).

Cela ne va pas forcément mieux -et Caterpillar est assez pessimiste sur l'Europe- mais vu l'étroitesse des volumes à Paris (1,75MdsE échangés à 17h29 et 2,37MdsE à 17H35), cela ne coûtait pas cher de soutenir les indices et d'induire le sentiment que les marchés sont en pleine confiance(juste histoire d'aller tutoyer les 4.400).

Au chapitre macroéconomique, les intervenants ont pris connaissance de chiffres plutôt robustes aux Etats Unis (sauf celui concernant les 'services'): le Département du Commerce a comptabilisé 592.000 ventes de logements neufs le mois dernier aux Etats-Unis, après 572.000 en avril (chiffre révisé de 551.000), soit une hausse de 3,5% en rythme séquentiel.

Les prix des logements progressent de +5% par an dans les 20 principales métropoles selon le baromètre 'Case/Shiller'.

La NRF (National Retail Federation) revoit à la hausse ses prévisions de ventes au détail en 2016, à +3,4% contre +3,1% précédemment. Les ventes en ligne devraient augmenter entre 7% et 10% en glissement annuel, surpassant la précédente estimation comprise entre 6% et 9%.

Le seul bémol du jour provient du ralentissement du secteur des services : l'indice PMI 'flash' de Markit ressort à 50,9 contre 51,4 en juin.

La FED devrait juger que la toile de fond économique est plutôt favorable mais le 'Brexit' demeure la grande inconnue.

Sur le marché des changes, l'euro grignote un peu moins de 0,1% face au dollar à 1,1002, tandis que le baril poursuit sa chute, sous les 43$ sur le NYMEX (-0,9% à 42,7$), l'offre mondiale redevenant abondante et la demande peu vigoureuse.

Concernant les valeurs, la hausse du CAC40 et du SBF-120 ne procède que du secteur automobile avec +2,8% sur Valeo, +1,5% sur Michelin (bénéfice net part du groupe de 769 millions d'euros à fin juin, en croissance de 62 millions en rythme annuel), +2,75% sur Peugeot... et sa filiale Faurecia (+4,3%) domine le SBF, juste devant Plastic Omnium (+3,85%).

Faurecia vise une marge opérationnelle d'au moins 5% cette année, contre de 4,6 à 5% auparavant. L'équipementier automobile a généré un bénéfice net part du groupe de 245 millions d'euros au terme de la première moitié de l'année, contre 157 millions au 30 juin 2015, et ses revenus ont crû de 3,4% en organique.

A l'opposé, le titre Orange lâche 3,75% et accuse la plus forte baisse de l'indice phare après la publication de comptes semestriels sans grand éclat, et malgré le maintien des prévisions annuelles de l'opérateur historique.

Enfin, Europcar perd -2,25% après avoir dévissé de -9% après un avertissement sur ses comptes annuels (pour cause de 'Brexit' et d'attentats) et inscrit un nouveau plancher historique à 6,53E (soit -45% depuis le 1er janvier).

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