Paris: beaucoup de volatilité, peu de catalyseurs évidents.

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(CercleFinance.com) - Le CAC40 réduit ses pertes (-0,34%) mais ne parvient pas à 'accrocher' les 4.300Pts à l'issue du 'fixing': il demeure cependant au contact du seuil pivot du marché parisien depuis 10 jours.

Cette séance constitue un épisode supplémentaire du feuilleton des 'portes de saloon' inauguré il y a une semaine: le CAC vient en quelques heures de passer en revue les 2 bornes de son corridor 4.360 (+1,1%)/4.270 (-0,9%).

Mais cette volatilité de plus de 2% ne se traduit pas par un gonflement des volumes: le CAC40 peut gagner +1%, en reperdre -2% en ligne droite puis reprendre +0,8% sur ses plus bas sans que les échanges dépassent les 2MdsE (avant le fixing).

Quelque millions d'Euros suffisent à faire bouger le marché dans n'importe quel sens, et sans grand lien avec l'actualité du jour, ni avec les fluctuations du pétrole, ni avec les écarts -quasi nuls- observés sur le FOREX (l'Euro grappille +0,1% face au Dollar).

Les places européennes affichent le même profil intraday : entame de séance canon (+1,1%) puis incursion dans le rouge vif (-0,9%) avant de rebondir vers -0,45% au final.

A noter de fortes disparités au sein des bourses européennes, liées au fait que certaines étaient fermées la veille (Francfort perd 0,63%, Milan -1,35% mais Londres grappille +0,27% et Madrid +0,15%).

Outre Atlantique, à mi-séance, le Dow Jones, le 'S&P' et le Nasdaq lâchent conjointement -0,55%... mais la séance est loin d'être terminée: la volatilité peut réserver des surprises d'ici 22H.

Wall Street n'est guère ému par une inflation (CPI) mesuré à +0,4% en avril aux Etats Unis (+0,2% hors énergie).

En glissement annuel, elle s'établit à +1,2% en donnée brute et +2,1% en 'core' (hors énergie).

La hausse de +0,7% de la production industrielle (qui était anticipée à +0,3%) déjoue le sentiment qu'un ralentissement menace les USA.

Autre signe de 'robustesse' de la conjoncture US, les mises en chantier ont rebondi de +6,6% en avril après un décrochage d'environ 8,5% en mars.

Le score s'établit à 1.172.000 bien au-dessus du consensus des économistes (1.133.000).

Les permis de construire ont parallèlement crû de 3,6% à 1.116.000, après 1.077.000, un peu en-deçà du consensus de 1.130.000.

L'un des facteurs ayant pu participer au retournement de tendance à la baisse survenu à vers 14H, c'est le plafonnement du prix du baril sous 48$ ce matin (après +75% depuis la mi-février) mais le pétrole repart à la hausse cet après-midi (+1,2% à 48,3$) sans que cela soutienne New York.*

La hausse du 'WTI' et du 'Brent' est la conséquence assez logique d'une chute de la production au Nigeria (attentats contre des installations pétrolière dans le cadre d'un chantage exercé par des 'rebelles'), d'une situation politique délétère au Venezuela et d'un regain des feux de forêt dans l'Alberta.

A Paris, LafargeHolcim (+4,6%) reste largement en tête du CAC40 devant Vivendi (+1,15%).

Les valeurs bancaires qui gagnaient entre +2,5% et +3% perdent du terrain avec des gains réduits à +0,9% sur BNP-Paribas et +0,8% sur Sté Générale.

CGG reperd -3% bien qu'ayant été mandaté par la Commission Nationale des Hydrocarbures (CNH) pour estimer les réserves du Mexique.

Du côté des baisses, Peugeot cède 4,1% sur des spéculations évoquant une réduction de la participation de l'Etat, ce qui affecte Renault (-3,05%) puis Valeo (-2,8%) et Faurecia (-3,4%).

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