Paris: beau retour des acheteurs en fin de séance.

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(CercleFinance.com) - La Bourse de Paris a finalement termine en nette hausse (+0,6% environ à 4.536 points) et c'est la dernière heure qui aura 'fait la différence'...

Jusque vers 16H45 en effet, le scénario du jour ressemblait à celui observé lors des 4 séances précédentes : hausse résolue en début de matinée puis dégradation jusqu'à l'heure du déjeuner, pertes creusées en début d'après-midi, rebond après l'ouverture de Wall Street et in fine un nouveau fléchissement durant la dernière heure.

Tout s'est déroulé à l'identique ce mardi, mais les acheteurs ont pris la main à partir de 16H45 et ne l'ont plus lâchée. Pour autant, il n'y a pas eu de vague d'achat digne de ce nom puisqu'il ne s'est échangé que 3,1M milliards d'euros aujourd'hui, alors que la 'rotation sectorielle' a également ralenti.

Le sursaut évoqué ci-dessus est probablement dû à 2 bonnes nouvelles outre-Atlantique, avec des ventes de détail en hausse de 0,8% (contre +0,6% anticipé) et un indice 'Empire State' de novembre qui s'est inscrit en hausse de 8,3 points pour repasser positif à +1,5.

Wall Street demeure cependant hésitant avec un Dow Jones qui reperd 0,2% et un Nasdaq qui tente enfin d'esquisser un rebond (+0,8%) dans le sillage d'Apple, Amazon et Facebook, après beaucoup de terrain perdu depuis jeudi.

Bonne surprise également en Europe avec l'indice ZEW qui s'est amélioré de 7,6 points par rapport à octobre pour se monter à 13,8 points. Les économistes et analystes n'attendaient qu'un score de 7,9 après l'élection de Donald Trump, mais cela ne soutient pas l'euro qui reste au plancher face au billet vert à 1,0729.

'La situation boursière reste favorable à court terme, malgré des convictions partagées selon les secteurs d'activités', estimaient ce matin les gérants de Barclays Bourse, alors que chez Saxo Banque Christopher Dembik a appelé les investisseurs à rester vigilants face à un engouement 'qui ne repose sur rien de concret'.

L'économiste a notamment rappelé que Donald Trump n'a pas encore dévoilé avec précision les mesures économiques qu'il souhaite mettre en oeuvre dès 2017. De même, les négociations en vue de la formation de son gouvernement semblent tendues au sein de son proche entourage.

Autre souci pour les marchés : la forte dégradation des marchés obligataires (légère détente sur le Bund de 0,32 vers 0,307%, sur les T-Bonds vers 2,22% contre 2,26%). Il ne faut par ailleurs pas sous-estimer la décrue du yuan, qui vient d'inscrire un nouveau plancher annuel et de 8 ans face au Dollar à 6,8650. Donald Trump a beaucoup reproché à Pékin d'affaiblir délibérément 'sa' devise, ce qui accroît sa compétitivité et revalorise son stock de T-Bonds américains.

D'un point de vue sectoriel, la tendance est restée soutenue par le compartiment pétrolier (+1,5%), bien orienté avec la remontée des prix du baril. Le WTI américain bondit en effet de 4,2% à 45,2 dollars sur des 'rumeurs' d'accord concernant une réduction de la production de l'OPEP, ce qui profite notamment à Total (+3,2%) et à Technip (+3,1%).

De son côté, l'action Teleperformance a finalement grimpé de 4,2% après l'annonce d'un chiffre d'affaires de 910 millions d'euros pour le troisième trimestre 2016, en hausse de 8,7%, et la confirmation des objectifs pour l'exercice en cours.

Innate Pharma (+8,3%) a fait encore plus fort alors que les analystes reviennent sur les données cliniques favorables dévoilées pendant le week-end par la 'biotech' dans le cancer de la tête et du cou.

Du côté des baisses, Nokia a en revanche lâché 3,4% après avoir prévenu que son chiffre d'affaires dans les réseaux s'inscrirait en baisse en 2017.

Enfin, Société Générale a fini stable après avoir chuté de 2,5%, alors que Bercy envisagerait de revenir sur la réduction fiscale de 2,2 milliards d'euros dont la banque avait bénéficié suite à l'affaire Kerviel.

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