Paris : avec les voies sur berge piétonnes, un air plus respirable ?

le , mis à jour à 09:34
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Paris : avec les voies sur berge piétonnes, un air plus respirable ?
Paris : avec les voies sur berge piétonnes, un air plus respirable ?

Le projet de reconquête des berges de la Seine va-t-il réduire la pollution de l'air, comme l'espère la Ville de Paris ? La commission d'enquête publique ne semble pas y croire une seconde. Dans le rapport qu'elle a rendu lundi, elle assure que près de la moitié des 2 700 véhicules impactés par cette fermeture en heures de pointe vont se reporter sur les quais hauts, parallèles à la voie fermée, ainsi que sur le périphérique et le boulevard Saint-Germain. Avec à la clé « des complications importantes pour l'écoulement des flux » sur ces axes. Des craintes partagées par Jean-Baptiste Renard, directeur de recherches au CNRS. « La pollution est très localisée, rappelle-t-il. Si vous fermez la circulation dans un secteur, vous réduisez la quantité de particules carbonées émises localement, mais si vous ne limitez pas le trafic global, ça ne change pas grand-chose à la qualité de l'air. »

 

Changement de comportement

 

Sauf que depuis 1995, le mouvement est bel et bien en marche dans la capitale. « En vingt ans, un quart du trafic automobile a été supprimé dans Paris intra-muros », rappelle Frédéric Héran, enseignant-chercheur en économie et urbanisme à l'université de Lille. La qualité de l'air d'ailleurs s'en ressent. D'après une étude d'Airparif publiée en juillet 2013, les émissions d'oxyde d'azote ont ainsi diminué sur le réseau routier parisien de 30 % entre 2002 et 2012. « Nous sommes allés trop loin dans la vitesse et le trafic. Aujourd'hui, on essaie de retrouver un équilibre pour que la ville redevienne vivable », se félicite-t-il. Pour lui, fermer les voies sur berge va dans le bon sens. « Il y aura sans doute un peu d'engorgement au début mais ce ne sera pas la thrombose complète annoncée », assure-t-il. « En effet, dès qu'on supprime un aménagement urbain, une partie du trafic s'évapore naturellement. » C'est notamment ce qui s'est passé en octobre 2012 à Rouen ...

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