Paris appelle les eurodéputés à leur « responsabilité » dans le dossier du PNR

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La directive PNR (« Passenger Name Record »), si elle est adoptée, obligera les transporteurs aériens à communiquer des données sur leurs passagers, comme leurs dates de voyages, itinéraires ou coordonnées, aux Etats concernés par un vol depuis ou vers un pays tiers.
La directive PNR (« Passenger Name Record »), si elle est adoptée, obligera les transporteurs aériens à communiquer des données sur leurs passagers, comme leurs dates de voyages, itinéraires ou coordonnées, aux Etats concernés par un vol depuis ou vers un pays tiers.

Lors d’une visite au Parlement européen, le premier ministre Manuel Valls a plaidé pour la mise en place du fichier européen des données des passagers aériens, soumis au vote jeudi.

Les eurodéputés doivent voter définitivement jeudi 14 avril à Strasbourg l’instauration d’un registre européen des données des passagers aériens (PNR), réclamé avec insistance par certains pays de l’Union européenne (UE). C’est « un moyen supplémentaire » de lutter contre le terrorisme, a fait valoir mardi 12 avril le premier ministre français Manuel Valls, lors d’une visite au Parlement européen.

Proposée dès 2011 par la Commission européenne, la directive PNR (« Passenger Name Record ») a donné lieu à des discussions laborieuses entre le Parlement et les Etats membres : les eurodéputés exigeant des garanties sur la protection des données recueillies. Le texte, s’il est adopté, obligera les transporteurs aériens à communiquer des données sur leurs passagers, comme leurs dates de voyages, itinéraires ou coordonnées, aux Etats concernés par un vol depuis ou vers un pays tiers.

L’objectif est notamment de permettre de détecter des individus qui n’ont pas été soupçonnés de terrorisme par le passé, mais dont l’analyse des données révèle un profil suspect. Il appartiendra ensuite aux Etats membres d’alerter d’autres pays, si nécessaire. Ils pourront aussi demander des données PNR à d’autres, de leur propre initiative, dans le cadre d’une enquête.

La directive doit donc être votée jeudi par les députés européens réunis en session plénière à Strasbourg, parallèlement à un autre texte, qui instaure des normes strictes sur l’utilisation des données personnelles à des fins policiè...

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