Paris admet que PSA Finance a bénéficié d'une aide d'Etat

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PARIS ADMET QUE PSA FINANCE A BÉNÉFICIÉ D'UNE AIDE DE L'ÉTAT
PARIS ADMET QUE PSA FINANCE A BÉNÉFICIÉ D'UNE AIDE DE L'ÉTAT

PARIS (Reuters) - La France a notifié officiellement lundi à la Commission européenne le plan de sauvetage de Banque PSA Finance (BPF), filiale bancaire de PSA Peugeot Citroën, reconnaissant implicitement qu'il s'agit d'une aide d'Etat, rapporte mercredi le journal Les Echos.

Selon le quotidien, ce plan de sauvetage va devoir être maintenant approuvé par l'exécutif européen, dont la réponse devrait tomber d'ici à deux mois, et PSA Peugeot Citroën doit se préparer à devoir faire des concessions à la suite de pressions venues de Bruxelles.

"PSA pourrait avoir à lâcher du lest via des cessions d'actifs, ou en prenant des engagements sur certains marchés. Dans le cas le plus extrême, la Commission pourrait même demander au groupe de durcir encore son plan social, qui prévoit au bas mot 8.000 suppressions de postes en France", écrit le journal.

Il précise qu'un concurrent du groupe a déposé plainte auprès de Bruxelles, s'estimant victime d'une distorsion de concurrence.

Fin octobre, BPF a dû être secourue par l'Etat pour faire face à ses difficultés de financement dans un contexte de volatilité des marchés financiers, le gouvernement s'étant engagé à apporter jusqu'à sept milliards d'euros de garantie publique.

Mais des experts du droit européen de la concurrence interrogés par Reuters avaient émis des doutes en octobre sur l'"euro-compatibilité" de cette garantie.

"Il s'agit d'un processus normal. Suite au vote du parlement français le 30 décembre sur la garantie de l'Etat apportée à Banque PSA Finance, une autorisation temporaire devrait être accordée dans un délai inférieure à deux mois avant une autorisation définitive", a déclaré mercredi matin à Reuters un porte-parole de PSA.

"Quant aux concessions, il n'y a rien de nouveau par rapport à ce qui avait été annoncé l'année dernière", a-t-il ajouté.

PSA s'est engagé à ne pas verser de dividende et à limiter la rémunération variable des mandataires sociaux pendant la période de garanties publiques à sa filiale. En outre, les salariés et l'Etat seront représentés au conseil de surveillance.

Alexandre Boksenbaum-Granier, édité par Dominique Rodriguez

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