Paris: +4,4% hebdo, retour sur les plus hauts de la mi-mars.

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(CercleFinance.com) - La semaine s'achève en douceur, sur une consolidation indolore de -0,36%, à 4.495Pts.

C'était la journée des '3 sorcières': c'est très difficile à croire en constatant à peine 2,5MdsE de volumes négociés à 17H29 et 3,36MdsE à la clôture.

Si ç'avait été une séance 'normale' de veille de weekend, elle aurait déjà été jugée peu active, mais pour une séance d'expiration des contrats 'avril', c'est carrément le désert.

Après le feu d'artifices de volatilité haussière de mardi, mercredi et jeudi, c'est soudain l'exact opposé qui se manifestait ce vendredi avec un CAC40 qui a oscillé durant 99% de la séance entre 4.485 et 4.500Pts. L'indice ne recède presque rien après 4 séances consécutives de hausse (et +5% en ligne droite) et engrange +4,45% hebdo: il reste par ailleurs au contact de ses meilleurs niveaux de la mi-mars.

La journée des '3 sorcières' s'est déroulée sans accroc, et symétriquement sans le moindre éclat: les 'chiffres du jour' -bons ou mauvais- ont été complètement ignorés car l'essentiel de l'effort haussier avait été accompli mercredi.

La publication d'un très bon indice 'Empire State' (enquête sur l'activité industrielle de la FED de New York) n'a pas provoqué le moindre tressaillement de la courbe du CAC40 ou de l'Euro-Stoxx50 (-0,2% à 3.054).

L'Empire State grimpe de +0,6 vers +9,6 en avril alors qu'il était anticipé entre +2 et +2,5... au plus haut depuis janvier 2015.

A Wall Street, après 3 heures et demi de stagnation complète -et maintenant que les jeux sont fait pour ces '3 sorcières'- le Dow Jones, le 'S&P' et le Nasdaq perdent respectivement -0,17%, ce qui reste très modeste.

Des scores pas si insignifiants que cela, ils sont même assez révélateurs: Wall Street a sorti la camisole algorithmique, les gains hebdos sont verrouillés, plus rien ne bouge.

Le principal élément négatif en ce vendredi, c'est le baril de WTI qui décroche de 2,8% à 40,1$, dans un contexte de prudence accrue à l'avant-veille de la très attendue réunion de Doha où le mieux qui puisse survenir, c'est le gel de la production à des niveaux records et très excédentaires... sachant que le ministre iranien du pétrole n'y assistera même pas.

Mais l'impact négatif sur les indices boursiers s'avère insignifiant.

En Europe, d'Eurostat fait état d'un excédent commercial de 19 milliards d'euros dans la zone euro en estimation préliminaire en février, contre +20 milliards un an plus tôt.

Concernant les valeurs, Carrefour (+3,8%) reste l'incontestable leader de l'indice phare -loin devant Bouygues (+1,6%) et Veolia (+1%).

Carrefour a dévoilé ce vendredi un chiffre d'affaires de 20,05 milliards d'euros au premier trimestre, soit une hausse de 3,1% à magasins comparables hors essence et calendaire (+3,8% hors essence et à devises constantes).

Edenred (+6,35%) domine pour sa part le SBF 120 dans le sillage de la publication d'une hausse organique de 5,2% (-5,2% en données publiées) à 249 millions d'euros des revenus du premier trimestre.

A contrario, l'annonce d'une quasi-stabilité du chiffre d'affaires de Faurecia (-3,6%) - en sus de la confirmation de ses objectifs annuels - vaut à l'équipementier automobile d'accuser l'une des plus fortes baisses de l'indice précité, sa maison mère Peugeot recule également de -3%.

Valéo a été entrainé par la vague de prises de bénéfices avec -3,75% au final.

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