"Parfois, je disais que j'étais son frère"

le
0

Il y a quinze ans, après avoir été coéquipiers à Paris, Jérôme et Laurent Leroy se foutaient sur la tronche un soir de Clásico au Vélodrome. Celui qui avait allumé la mèche, Jérôme Leroy, est aujourd'hui adjoint du président de Châteauroux, après quelques crochets en MMA. Celui qui avait entretenu la flamme, Laurent Leroy, passe ses diplômes d'entraîneur, ancien pompier volontaire. Interview croisée, en deux parties.

Jérôme Leroy / Laurent Leroy : l'entretien royal
Jérôme, en tant que supporter parisien, comment on fait pour dire "oui" à l'OM ? JL : J'ai jamais embrassé l'écusson d'un club, hein. Parce que je savais qu'à un moment, si t'es pas bon, les gens, ils te crachent dessus. C'est pour ça que j'étais content d'être considéré comme un mercenaire. Parce que j'en étais un. Il n'y a pas beaucoup de monde qui connaît la vraie définition du mercenaire : c'est quelqu'un qui est prêt à se sacrifier pour une patrie qui n'est pas la sienne. Bon bah voilà, à Paris j'étais parisien, à Marseille j'étais marseillais, puis lensois à Lens… Un mercenaire, voilà. Je pense que parmi tous les clubs que j'ai fait, j'en ai pas déçu un seul. Et c'est pas évident, hein ! C'est ma plus grande satisfaction, que les gens aient été satisfaits de moi.

Tu aurais pu jouer à Marseille, toi Laurent ? LL : Sincèrement oui. En 2001, je devais signer à Marseille, mais c'est Luis qui n'a pas voulu. Ça devait se faire au centenaire de l'AS Cannes. On avait passé une semaine là-bas, je devais signer… Et finalement Luis stoppe les négociations. Du coup, j'ai re-signé deux ans à Paris. C'était purement financier pour le club, mais j'aurais pu y aller.

Quand je suis revenu à Paris, il y avait des banderoles : « Casse-toi, espèce d'enculé » . Je tapais les corners j'avais l'impression que je jouais dans l'équipe adverse.Jérôme Leroy
Quand vous vous êtes retrouvé à Paris, les autres joueurs vous ont reparlé de cet incident ? JL : C'est vrai que quand je suis revenu, c'était un peu compliqué pour moi pendant deux mois. Ce que j'avais fait, c'était pas bien (rires). Je me souviens de mon premier match à Clermont-Ferrand en Coupe de France, on me dit : "Sors pas, va pas reconnaître le terrain." Bon okay… Après je suis entré, j'ai vu les…






Lire la suite de l'article sur SoFoot.com

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant