Pardonner pour ne pas «vieillir idiot »

le
0
INTERVIEW - Maryse Vaillant, psychologue clinicienne, vient de publier avec Sophie Carquain Pardonner à ses enfants. De la déception à l'apaisement (Éditions Albin Michel)

LE FIGARO.- Vous vous intéressez dans votre dernier livre au pardon parental. Qu'a-t-il de spécifique?

Maryse VAILLANT.- Même si, dans les témoignages que nous avons recueillis, existent de grands drames (un fils a été condamné pour vol à main armée et kidnapping, par exemple), la spécificité entre parents et enfants est que souvent leurs relations n'appellent pas un immense pardon solennel, un processus psychique «grandiose» mais relèvent plutôt d'un tricotage au quotidien. Les géniteurs doivent régulièrement «lâcher» sur leur sentiment de déception, de colère et de souffrance rentrées. Il n'y a pas obligatoirement eu faute, mais la désillusion est là (lorsqu'un enfant ne leur demande plus jamais de leurs nouvelles ou ne parvient pas à être autonome financièrement...). Une autre singularité du lien parents-enfants, c'est qu'il y a une grande inégalité en jeu: les premiers se doivent d'être dans le don. Mais il s'agit d'un don qui implique aussi un

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant