Pardew et l'âge de Crystal

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Revenu en janvier 2015 à Crystal Palace quelques jours après avoir filé de Newcastle et vingt-quatre ans après avoir quitté un club qui lui a donné l'ensemble de ses succès de joueur, Alan Pardew commence à installer les bases d'un projet qu'il veut durable malgré des résultats instables. Au point de refuser un poste de sélectionneur et avec la volonté de laisser un héritage, un vrai.

Alan Pardew connaît la musique. Son passé semble même parfois lui courir après. Peut-être finalement que son histoire est ainsi faite et que rien ne doit lui être facilité. Il y a d'abord eu Newcastle, quatre années à jongler entre le bon – une cinquième place lors de la saison 2011-12 – et le très mauvais sous la direction d'un propriétaire pyromane qui avait développé un besoin viscéral de vendre chaque été les meilleurs éléments du club pour les remplacer par des seconds choix. Pour ne pas avoir voulu ouvrir sa gueule pendant une longue période, Pardew a été considéré comme complice de la blague. Il y a maintenant Crystal Palace, une institution qu'il considère comme la plus importante à ses yeux, et avec laquelle il continue de se heurter aux problèmes qui ont été les siens lors de la seconde partie du dernier exercice où les Eagles n'avaient remporté que deux matchs pour s'échouer à la quinzième place de Premier League. Cette saison, après neuf journées de championnat, Palace n'a remporté que trois rencontres et uniquement contre des petites frappes (Middlesbrough, Stoke, Sunderland). Loin des ambitions de l'été, de la volonté de changement de style prônée par Pardew et par le co-propriétaire du club, Steve Parish, qui a craché cinquante-six millions sur le mercato estival et agrippé Steve Mandanda à l'OM. Mais Alan Pardew a répété cette semaine sa volonté de rester, de se battre pour laisser sa trace dans un club où il a été joueur et qu'il a emmené en finale de la FA Cup contre Manchester United (1-2) en mai dernier. Au point de refuser le banc national.

Pulis, Cabaye et l'harmonie


Pardew le dit à l'envi : il a l'occasion de construire "quelque chose de spécial" à la barre d'un club dont la quête de trophée semble interminable. Voilà maintenant vingt-deux mois que l'ancien coach de West Ham est revenu à Londres. Au départ, l'homme doutait, mais un appel de Tony Pulis, aujourd'hui à West Bromwich Albion après être passé par Palace entre novembre 2013 et août 2014, a fini de le convaincre. L'échange portait alors sur tout ce qu'il restait à mettre en place…



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