Parce que Messi

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Parce que Messi
Parce que Messi

Comme il y a trois ans, le FC Barcelone s'impose en finale de la Coupe du Roi face à l'Athletic Bilbao. Emmenés par un Messi de gala, les Catalans ont dominé les débats (3-1) et soulèvent le trophée pour la 27e fois de leur histoire.

Le petit homme fait face à trois adversaires. Il accélère, se défait d'un grand pont de Balenziaga, qui entrave sa route. Accélère encore et repique dans l'axe. Se débarrasse coup sur coup de Rico et Laporte avant de caresser les filets d'une frappe puissance. Le stade exulte (20e). Comme à l'accoutumée, Lionel Messi illumine un Camp Nou qui ne s'en lasse pas. Il s'en délecte comme au premier jour. Car la douceur du soir a incontestablement sa place au panthéon des plus belles réalisations du génie argentin. En tout, six protagonistes basques et le portier Herrerín, sont transpercés par la grâce de la Pulga en quelques secondes.

Le break avant la pause

Quelques minutes auparavant, son coéquipier Neymar - servi sur un plateau d'argent par Messi - se chargeait des préliminaires. Le but était refusé pour un hors-jeu peu évident. Qu'importe, les Catalans avaient tout leur temps pour égayer la soirée de leur invitée. Sur le papier, l'Athletic était l'hôte de cette rencontre et eut donc le droit d'investir le vestiaire attitré du FC Barcelone. Pas que de quoi perturber les Catalans. Ivan Rakitić, Luis Suárez et Neymar se trouvèrent en une touche de balle. L'Uruguayen savait comment tout cela allait finir et préféra, par pudeur, tourner la tête à l'instant même de la conclusion du Brésilien (37e).

Crispée, l'Athletic transpira beaucoup et dû attendre les dernières minutes pour profiter de sa finale. Le jeune Iñaki Williams offrit ce plaisir au peuple basque - venu en masse - d'une tête décroisée (80e). Maigre consolation après avoir tant souffert durant la rencontre. Une domination de tous les instants concrétisée à nouveau dans le deuxième acte par Lionel Messi, à l'affut d'un centre de son compatriote Javier Mascherano. À tel point que Neymar se permit un geste technique complètement fou devant son vis-à-vis Unai Bustinza. Un savoureux mélange de coup du crapeau et de sombrero qui lui valut les foudres et les semelles d'Xabier Etxeita. Le récital s'arrêta là. Il n'en aurait été que plus beau si, au lieu de trouver le petit filet, le coup-franc direct de Xavi Hernandez (90e+1) avait trouvé la lucarne d' Herrerín. Oublié l'hymne espagnol conspué par les supporters juste avant le match, seule ombre au tableau peint par un génie nommé Messi. À une semaine de la finale de la Ligue des champions, la machine barcelonaise est en chaleur. La Vieille Dame est prévenue.






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