Parc Saint-Jacques : tout sauf une coquille vide

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Parc Saint-Jacques : tout sauf une coquille vide
Parc Saint-Jacques : tout sauf une coquille vide

Ce soir, Séville et Liverpool vont en découdre dans un stade habitué aux soirées de gala. Les grands moments de football, le Parc Saint-Jacques connait, lui qui a même vécu quelques chaudes séances de hooliganisme suite à des matchs tourmentés.

Les supporters du FC Bâle peuvent remercier l'Europa League, le suspense va enfin revenir au Parc Saint-Jacques. Car soutenir le Fussball-Club Basel 1983 de nos jours, c'est vivre une vie plutôt tranquille, celle d'un grand bourgeois du football qui a encore observé son club remporter la Super League cette saison. Pour la septième fois d'affilée, et à cinq journées de la fin. Le FC Bâle trouve peu de monde pour oser le regarder dans les yeux en Suisse, et survole les débats en présentant les apparats d'un grand club : un centre de formation performant, des moyens financiers colossaux comparés à ceux de ses adversaires nationaux, et le plus grand stade du pays. 38 512 places flanquées au bord de l'autoroute A3, qui ont déjà accueilli quelques moments de bravoure. Sorti de terre en 2001, le Parc Saint-Jacques -ou St. Jakob-Park en version originale- vient remplacer le vieux stade Saint-Jacques, qui trônait au même endroit depuis 1954. Saint-Jacques est passé du "stade" au "parc", de plus de 50 000 places à 15 000 de moins, et seul le surnom de l'arène, le "Joggeli", a survécu. Mais les Suisses sont des gens efficaces, et peu portés sur le pharaonisme inutile. Le stade Saint-Jacques avait évidemment pour mission d'être l'un des lieux phares de la Coupe du monde 1954, organisée en Suisse, et le Parc Saint-Jacques tombait à pic à un an de la désignation de la Suisse comme co-organisatrice de l'Euro 2008 avec l'Autriche.


Un stade et beaucoup de buts


Et le moins qu'on puisse dire, c'est qu'on marque des buts au Saint-Jacques. La Coupe du monde 54 avait donné le tempo, avec ses 44 buts en 6 matchs joués au stade de Bâle, soit une moyenne de 7,33 buts par rencontre (!). Le 8-3 de la grande équipe de Hongrie de Puskás face à l'Allemagne de l'Ouest, l'incroyable 4-4 entre l'Angleterre et la Belgique, la rouste donnée par les Allemands aux Autrichiens en demi-finale (6-1), autant de matchs fleuves ayant eu lieu au St. Jakob. En guise de cerise sur le gâteau, la victoire des Suisses contre le tenant du titre italien prié de rentrer à la maison, qui provoqua des scènes de liesse jamais vues chez les Helvètes. Avant la finale de C3 de ce mercredi, le stade Saint-Jacques avait également eu l'honneur de recevoir quatre finales de la disparue Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe. Là encore, que du festival, 18 buts en quatre…




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