Paraguay : enceinte après un viol, la fillette n'a pas le droit d'avorter

le , mis à jour à 15:52
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Paraguay : enceinte après un viol, la fillette n'a pas le droit d'avorter
Paraguay : enceinte après un viol, la fillette n'a pas le droit d'avorter

La Paraguay s'émeut de la grossesse d'une fillette de 10 ans, enceinte de presque cinq mois après avoir été violée par son beau-père. L'avortement est en effet interdit par les lois du pays, même en cas de viol.

La fillette a été admise mardi dernier dans un hôpital d'Asunción, la capitale. En l'examinant, les médecins ont constaté une «croissance de l'abdomen». Ils ont «d'abord pensé qu'il s'agissait d'une tumeur», avant qu'une échographie ne révèle une grossesse. «La grossesse peut mettre sa vie en danger, ainsi que celle du bébé, car l'utérus n'est pas suffisamment développé», a indiqué la procureure Monalisa Muñoz.

La fillette a confié aux médecins qu'elle avait été abusée par son beau-père. La mère, employée d'une cantine scolaire, a été arrêtée pour entrave à la justice, car elle savait que sa fille était régulièrement violée. Son compagnon soupçonné du viol, un employé de garage de 42 ans, a pris la fuite. «Je n'y suis pour rien, je n'étais au courant de rien (...) Que celui qui a fait ça à ma fille soit arrêté et qu'il paye pour le mal qu'il lui a fait, car elle souffre, comme moi», s'est défendue la mère.

En janvier 2014, la mère de la fillette, qui a deux autres enfants de 8 et 13 ans, avait rapporté aux autorités judiciaires de Luque, banlieue d'Asuncion, des rumeurs d'agressions sexuelles de la part de son concubin, sans pour autant déposer plainte. Le procureur avait ordonné une expertise psychologique. L'affaire avait été classée sans suite.

19% des grossesses concernent des mineures 

Pour l'instant, la grossesse de la fillette se déroule «normalement», selon Ricardo Oviedo, directeur de l'hôpital des enfants d'Asunción, «mais au fil des semaines les risques vont augmenter». Lors d'une grossesse précoce, les risques de complications sont cinq fois supérieurs. «Une enfant n'est pas en condition d'avoir un enfant, a expliqué le Dr Oviedo. C'est une ...

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  • M3121282 le mercredi 29 avr 2015 à 17:01

    et dire que dans certains pays, elle serait lapider ! pour sauver l'honneur ? quelle horreur ce monde

  • M4358281 le mercredi 29 avr 2015 à 16:17

    des sacrés pays quand même ...on est bien en Europe !

  • M7097610 le mercredi 29 avr 2015 à 10:38

    quand on se souviens de ce que disaient nos "grands penseurs" parfois académiciens pour soutenir Roman Polanski toujours en liberté pour des faits commis sur une mineur, comment s'étonner encore de ce genre d'horreur.