Par peur du fisc, les Italiens vendent leurs voitures du luxe

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Alors que l'Italie est partie à la chasse aux fraudeurs fiscaux, les Italiens tentent de trouver des solutions pour ne plus attirer l'attention des inspecteurs.

Dans une Italie en crise, chaque signe de richesse devient suspect. Il faut dire que chaque année, les fraudeurs fiscaux italiens font perdre quelque 300 milliards d'euros au Trésor public transalpin. Du coup, le nouveau président du conseil italien, Mario Monti a donné carte blanche aux inspecteurs du fisc pour faire preuve de la sévérité nécessaire.

De peur d'attirer l'attention des autorités, les Italiens sont de plus en plus nombreux à vendre leurs voitures de luxe. La «peur du gendarme»...Un concessionnaire de voitures de luxe à Milan confirme dans le Corriere della Sera: «Depuis décembre, une trentaine de propriétaires se sont présentés chez nous pour nous demander de reprendre leurs voitures car ils craignaient de subir des contrôles approfondis de la part du fisc».

En 2011, 110.885 voitures de luxe ont été immatriculées en Italie. À la suite de 2806 contrôles croisés avec la déclaration d'impôts des propriétaires, le fisc a pu effectuer des redressements pour plus de 68 millions d'euros, selon l'hebdomadaire Panorama. «Beaucoup de citadins rapportent leurs prestigieuses cylindrées en invoquant la crise mais en fait ils ont peur et commencent ainsi à éliminer les traces de leur profil de gros contribuables alors qu'ils ont probablement déclaré des revenus beaucoup plus bas jusqu'à présent», a-t-il expliqué.

«Cette semaine, je me suis fait arrêté deux fois par la police. Désormais je roule avec ma déclaration d'impôts, ainsi je peux leur montrer que je peux me permettre ma Lamborghini», a témoigné un riche automobiliste dans le Corriere della Sera.

Les contrôles se sont accélérés, démarrant début janvier dans la prestigieuse station de ski de Cortina, où les inspecteurs du fisc ont notamment contrôlé les propriétaires de près de 250 voitures de luxe de grosse cylindrée. «Après avoir infligé en vain plusieurs contraventions à de grosses voitures garées sur nos pistes cyclables, nous avons menacé de transférer au fisc leur numéro de plaque d'immatriculation pour «vérifications». Cela a suffi à les faire définitivement disparaître», racontait récemment à la presse étrangère le maire de Milan, Giuliano Pisapia.

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  • h.castel le vendredi 10 fév 2012 à 09:41

    dans les "quartiers" ce ne sont jamais les grosses cylindrées qui brulent:pourquoi d'après vous?

  • khmane08 le vendredi 10 fév 2012 à 09:38

    certainement et pas de toujours taxer aveuglément

  • mboudon2 le vendredi 10 fév 2012 à 09:11

    comme quoi il suffit d'une volonté politique pour faire avancer les choses.

  • indyta le vendredi 10 fév 2012 à 08:18

    autre anecdocte:lors d une rafle de police dans une zone populaire,en region parisinne cette fois,les policiers ont releve sur les comptes d epargnes populairres des mouvements jusqu a 250 000 eur!!bocou pour dre RSA ,hein?!ceci pose les banques doivent avertir tout mouvement > 10000 eur ,si je ne m abuse..?

  • indyta le vendredi 10 fév 2012 à 08:15

    dans ma ville ,dans le quartier populaire,je n ai jamais compte autant de grosses berlines qui coutent autant qu une maisonsic!

  • indyta le vendredi 10 fév 2012 à 08:14

    eh oui quand on veut vraiment,pas la langue de bois!!les lois existent dans tous les pays,(enfin nos pays )afin de combattre tous nos maux de societes(enfin presque aussi)pas la peine de legiferer tous les jours et perdre du temps et de l argent!

  • lunettes le jeudi 9 fév 2012 à 22:12

    Pourquoi ne pas faire la même chose cela parait facile à mettre en place et bougrement efficace !!!!!!!