Pape Diouf : "J'étais marseillais, comme eux !"

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Pape Diouf : "J'étais marseillais, comme eux !"
Pape Diouf : "J'étais marseillais, comme eux !"

Dans le cœur de beaucoup de Marseillais, Pape Diouf reste le meilleur président de l'ère post Bernard Tapie (2005 à 2009). L'ancien coursier, journaliste et agent nous livre quelques clés de sa réussite à l'OM.

Pape, est-ce qu'il y a une recette miracle pour bien présider l'Olympique de Marseille ?
À vrai dire, il n'y en a pas. Il me semble simplement qu'il faut tenir compte de la réalité, être très pragmatique. Lorsque je suis arrivé à la tête du club, c'était le moment où le propriétaire avait décidé de ne plus mettre d'argent pour quelques raisons que ce soit. Il nous fallait inventer une méthode de gouvernement. Nous reposer sur le centre de formation n'était pas possible puisque l'arrêt Bosman venait de rendre obsolète toute formation à la française. Jouer du carnet de chèques n'était pas possible. Donc il nous fallait trouver une troisième voie. C'est ce que j'ai appelé la post-formation. Ça nous a amené à prendre des garçons qui n'étaient plus tout à fait en centre de formation mais qui n'étaient pas encore tout à fait aguerris. C'est ainsi que nous avons pris des garçons comme Mandanda, Taiwo, Valbuena, Kaboré et bien d'autres. Ils ne nous ont pas couté très cher et ils ont beaucoup apporté après. Ça c'était la première règle. L'autre était de respecter totalement et complètement la loi sportive et la loi tout court. Avant la peur du gendarme, c'était par conviction. Ça nous a amené à gérer le club le plus proprement possible. Quand on entend aujourd'hui que le club est infesté de gens peu recommandables, ça me parait toujours assez fantasmatique, entre guillemets. Pour moi, on n'a jamais été menacé ou fait l'objet d'une quelconque intimidation ou d'un quelconque chantage. Nous avons su mener notre barque sans nous mêler de ce qui ne nous regardait pas. Les règles que nous avons mises en place étaient simples.

« Que ce soit le Paris Saint-Germain mais surtout l'Olympique Lyonnais à l'époque, puisque c'était l'époque lyonnaise, ils savaient pertinemment qu'ils n'avaient pas de reproche à me jeter à la figure. À partir du moment où, dans les instances, dans les décisions, on ne tenait pas compte de la vraie place de l'Olympique de Marseille, on le leur rappelait. Je le leur rappelais avec mes mots, de manière ferme, très clairement. »

Et vous aviez le respect des supporters.
Vous savez, on ne…



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