Papandréou :«Une restructuration de la dette grecque est hors de question»

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INTERVIEW - Au lendemain d'élections qui l'ont conforté dans sa politique de rigueur, Georges Papandréou est à Paris. Dans le climat d'amitié franco-grecque, il a déjeuné avec Nicolas Sarkozy et rencontré François Fillon. Il se confie en exclusivité au Figaro .

LE FIGARO. - Les nouveaux chiffres du déficit vont-ils vous conduire à de nouvelles coupes budgétaires dans la santé ou l'éducation?

Georges PAPANDRÉOU. - Nous réalisons en 2010 l'une des plus importantes réductions de déficit jamais accomplie par un pays en un seul an: 6% du PIB. Ces mesures prises en 2010 porteront leurs fruits, avec une réduction du déficit en 2011, comme nous nous y sommes engagés. Il faut bien comprendre que nous sommes passés à deux doigts de la faillite. À cause d'une gestion catastrophique de tout le secteur public: État, ministères, entreprises publiques, collectivités territoriales, système de santé. Nous avons payé la note de la corruption, du gaspillage, de la fraude fiscale, des pratiques clientélistes. Nous attaquons ces problèmes de fond. Mais cela demande du temps. Or, c'est exactement de temps qu'il nous manque. Nous avons été contraints de prendre des mesures de rendement immédiat, comme la réduction des salaires, des re

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