Paolo De Ceglie, caravane palace

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Paolo De Ceglie, caravane palace
Paolo De Ceglie, caravane palace

En raison de la suspension de Benjamin Mendy, Paolo De Ceglie devrait occuper le couloir gauche de l'OM face à Saint-Étienne. Une perspective qui n'emballe personne à la vue des rares performances de l'Italien, qui traîne autant sa carcasse que son statut d'éternel espoir.

Il fait partie de ces joueurs symbolisant le grand n'importe quoi marseillais des dernières heures du mercato. Paolo De Ceglie, 29 ans, belle gueule, un pedigree juventino, avait pourtant de quoi donner des garanties à Vincent Labrune ainsi qu'aux supporters olympiens. Pourtant, après quelques mois d'exercice, et des apparitions tantôt anonymes, souvent inquiétantes, force est de constater que le pari De Ceglie est au moins aussi réussi que ceux de Rolando ou Isla. Et à y regarder de plus près, le constat n'est pas surprenant. Car le gaucher, s'il affiche de nombreux titres au palmarès, n'a jamais su dépasser son étiquette de joueur prometteur, alignant victoires et succès du banc de touche bianconeri, tout en enchaînant les prêts dans des clubs de seconde zone. Une trajectoire sans éclat qui se ressent aujourd'hui sur la pelouse du Vélodrome et ne laisse guère d'espoir quant à l'apport de l'Italien.

Un maillot trop grand


L'histoire de Paolo De Ceglie est en effet affaire de déception. Pur produit de la formation juventina, le bellâtre méché éveille dès ses premières apparitions la curiosité. Offensif de par sa formation d'ailier, le latéral s'arroge les faveurs des observateurs qui voient en lui un joueur capable, à terme, de s'installer avec la Squadra Azzurra. Pourtant, il ira de déception en déception. Plus souvent cantonné au banc, victime de graves blessures, dont une sévère à la rotule en 2010, Paolo coince. Et si l'arrivée de Conte sur le banc de la Juve et l'instauration du 3-5-2 lui laissent un temps espérer une place de titulaire à gauche du milieu, la concurrence se fait trop rude. Interrogé par le Phocéen, Simone Rovera, journaliste pour la Sky Italia, résumait d'ailleurs cruellement l'impact du joueur sur les performances d'un club avec lequel il remportera 3 championnats : "À la Juve, il n'a jamais été indispensable, il n'a jamais non plus tenu les promesses qu'il avait fait naître avec les espoirs italiens. Il y a dix ans, c'était une des plus belles promesses du pays, mais il a trouvé à la Juventus un maillot plus grand que lui.". Tellement grand que Paolo a dû en essayer de plus petits. Des prêts à Sienne (2007), au Genoa (2014) ou encore à Parme (2014) avec, à chaque fois, l'étiquette d'un joueur sérieux, mais sans éclat sur le…


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