«Panthéonisation» : onze petites histoires des «grands hommes»

le , mis à jour à 07:19
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«Panthéonisation» : onze petites histoires des «grands hommes»
«Panthéonisation» : onze petites histoires des «grands hommes»

Avis aux amateurs, il reste de la place ! Sur les 300 disponibles dans la crypte du Panthéon, seules 75 sont désormais occupées. Et la plupart par de «grands»... inconnus : une armada de généraux et de sénateurs honorés sous Napoléon et tombés depuis aux oubliettes de l’histoire de France. Celle ci ne manque pourtant pas de figures héroïques : Jeanne d’Arc, Montaigne, Molière, Descartes, Diderot, Olympe de Gouges, Clemenceau, de Gaulle... ou même le soldat inconnu (sous l’Arc de triomphe) pour ne citer qu’eux parmi les illustres absents de la nécropole nationale. Sans parler des rois de France qui, eux, font bande à part dans la basilique de Saint-Denis.

QUESTION DU JOUR. Trouvez-vous utile de «panthéoniser» des personnalités ?

Chassé-croisé. Le premier «grand homme» à faire son entrée au Panthéon est un héros de la Révolution : le 4 avril, le comte de Mirabeau y est inhumé le jour même de la publication du décret vouant l’église Sainte-Geneviève au culte des grands hommes. Un passage éclair puisqu’il en est expulsé trois ans plus tard, accusé post-mortem d’avoir joué un double jeu après la découverte de sa correspondance avec le roi. La place est encore chaude quand le radical Marat (assassiné dans sa baignoire par Charlotte Corday) s’installe dans son tombeau, mais «l’ami du peuple» est éjecté à son tour, jugé infréquentable par les nouveaux hommes forts de la Révolution. «A cette époque, la définition du grand homme dépendait des circonstances politiques du moment», explique Pascal Monnet, administrateur du Panthéon.

Voltaire vaut bien une messe. Le 10 juillet 1791, le cercueil du grand Voltaire est ramené de l’Aube et pénètre à Paris sur un char orné de fleurs tiré par 12 chevaux blancs. Une cérémonie tout aussi splendide est organisée trois ans plus tard pour le transfert de Rousseau. Les philosophes rivaux se font depuis face à l’entrée de la crypte. Mais un ...

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  • tonioff le mercredi 27 mai 2015 à 09:33

    De Gaulle s'était effacé derrière Malraux pour écrire l' Histoire et non Son histoire.

  • M4484897 le mercredi 27 mai 2015 à 09:04

    Mais là pas de place pour Moi-je