Panorama du prix des SCPI depuis le début de l'année

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Sur les 8 premiers mois de l’année, le prix des SCPI a augmenté de 0,2%. De part la spécificité du mode de fixation de leur prix, les SCPI à capital fixe sont plus volatiles que celles à capital variable. Et dans un marché secondaire toujours fluide, la confiance des investisseurs semble se confirmer.

L'échantillon observé réunit plus de 90% de la capitalisation du marché avec 74 SCPI d’immobilier d’entreprise.

Sans surprise, ce sont les SCPI à capital fixe dont le prix a le plus bougé. Pour cause, leur prix dépend de la rencontre entre l'offre et la demande. Autrement dit, ce type de SCPI est capable de connaitre des variations importantes à l'occasion des confrontations entre acheteurs et vendeurs. Le prix est aussi une traduction de la confiance des épargnants à un moment donné.

En terme de chiffres, cette catégorie de SCPI affiche une évolution de -0,2% et près de 36% séparent la plus forte hausse (+24,5%, Cifocoma) de la plus forte baisse, (-11,7%, Atlantique Pierre 1). Un vaste écart qu'il convient de relativiser en raison du faible volume échangé sur le marché de ces SCPI de petite taille.

Parmi les 40 SCPI à capital fixe retenues, 3 SCPI se distinguent avec un prix de souscription en hausse de plus de 20% : Cifocoma (24,5%, Sofidy), Atout Pierre Diversification (20,9%, Ciloger) Cifocoma 2 (20,4%, Sofidy).

Pour Atout Pierre Diversification, la volatilité va être éteinte car les associés ont autorisé l'adoption d'une clause de variabilité du capital (actualité du 21 juin). En clôturant avec succès le 22 juillet dernier sa dernière augmentation de capital, Cifocoma bénéficie toujours de la faveur des investisseurs. Il est vrai que son taux de distribution, 5,64% en 2012, la place aussi dans le peloton de tête des SCPI les plus généreuses.

A l’inverse, Génépierre (Amundi Immobilier) accuse un recul de son prix de souscription à -10,5%. La stratégie de rajeunissement du patrimoine de Génépierre implique des efforts qui tardent à convaincre les épargnants. Mais, avec la baisse du prix, la SCPI devient une opportunité. Malgré un taux de distribution prévisionnel annoncé par Ciloger autour de 5,03% Actipierre 1 enregistre une baisse de 10,7%. Les acheteurs favorisent Actipierre 2 et Actipierre 3, aujourd’hui « moins chères ». Enfin la baisse la plus forte revient à Atlantique Pierre 1 (UFFI REAM) avec -11,6%. Petite SCPI de 28 immeubles (fin 2012), elle "subit, plus que d’autres SCPI, les effets de la crise économique" explique Patrick LENOEL dans le dernier bulletin trimestriel.

 

Du côté des SCPI à capital variable, la tendance est à la stabilité et un comportement général plus homogène. Cette catégorie connaît une hausse sensible de 0,15%. Pour cause, c'est la société de gestion qui fixe elle-même le prix, ce dernier étant corrélé à +/– 10% de la valeur du patrimoine immobilier. Résultat, la société de gestion est en mesure de lisser des éventuelles fluctuations tout en restant liée à la valeur des immeubles.

Sur les 34 SCPI suivies, 4 SCPI ont vu leur prix de souscription s'apprécier depuis le début de l'année: Corum Convictions (+2%, Corum AM) Ficommerce (+1,3%, UFFI REAM), Accimmo Pierre (+1,1%, BNP Paribas Reim) et BTP Immobilier (+0,3% UFFI REAM). Les 30 autres maintiennent un prix identique à son niveau du début de l'année 2013, un acte de résistance dans un marché immobilier très sélectif et qui récompense les gérants les plus actifs.

Déterminée à "ne pas subir le marché" et concentrée sur la « distribution absolue », Corum Convictions a vu sa part revalorisée 14 mois seulement après sa création. Accimmo Pierre a souhaité récompenser la fidélité de ses associés en revalorisant un prix resté inchangé depuis 2009. Du côté de BTP immobilier, UFFI REAM a décidé d’augmenter son prix à compter du 1er juillet 2013 afin de tenir compte de l’évolution de la valeur du parc immobilier et de maintenir le prix dans la fourchette réglementaire de +/- 10% de la valeur de reconstitution. Enfin, la revalorisation de Ficommerce accompagne la hausse de la valeur du patrimoine et probablement de nouvelles ambitions de collecte suite à la récente fusion.

Catégorie à part, Pierre 48 s’apprécie de + 3,96% depuis le début de l’année. Pierre 48 est une SCPI de capitalisation. A ce titre elle ne distribue pas de revenu locatif. Son objectif est de générer des plus-values à partir d'un portefeuille constitué principalement d'appartements parisiens. D'après Paref Gestion, la qualité de son portefeuille immobilier "est un gage de plus-values futures soutenu par le potentiel d'appréciation lié aux libérations à venir". Le prix de souscription s'élève à 1265€ au 1er septembre et d'après Paref Gestion "augmentera ensuite de 4 € par mois jusqu'à nouvel avis".

En résumé, si la cartographie des prix souligne une plus grande volatilité des SCPI à capital fixe, il souligne aussi une certaine étanchéité d'humeur entre les différents acteurs du marché immobilier. Surtout, dans un climat économique renforcé par une absence de visibilité, la morosité des professionnels ne semble pas avoir impacté les particuliers. Pour cause, bon nombre de SCPI ont d'ores et déjà annoncé qu'elles aligneront leur distribution annuelle sur celui de l'année dernière.

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