Pancras : " Le slopestyle restera libre "

le
0
Pancras : " Le slopestyle restera libre "
Pancras : " Le slopestyle restera libre "

Jérémy Pencras, le grand public découvre le slopstyle cette année à Sotchi. Présentez-nous cette discipline.C'est un enchaînement de saut et de barre de slide, celle qu'on retrouve dans les « skatepark » en ville, sauf que là, c'est en version enneigée.

Comment se déroule la notation ?Différents juges vont noter l'amplitude, la fluidité, l'exécution et la technicité. C'est ce qui fait qu'on arrive à départager tout le monde.

A titre personnel, comment êtes-vous arrivé à cette discipline ?Cela m'est venu tout simplement en regardant des vidéos d'un certain Candide Thovex, en me disant « c'est génial, je veux essayer ». Et par rapport au ski alpin, le freestyle est beaucoup plus abordable. Le ski alpin nécessite plusieurs paires de ski qu'il faut entretenir. Il faut aussi habiter en montagne sinon c'est difficile compte tenu des différents déplacements. En revanche, le freestyle restait à ma portée. Je pouvais y aller après l'école, sans entraînements et sans être en club.

Les débuts ont-ils été difficiles ?On se fait légèrement mal, mais l'adrénaline que l'on a en l'air associée à un bon atterrissage nous fait vite oublier la petite douleur et remonter sur la scelle.

Vous faites des sauts très impressionnants, très artistiques et surtout physiques. Votre entraînement est-il si imposant ?Oui, et il le devient de plus en plus maintenant. On fait aujourd'hui beaucoup de préparation physique, ce qu'on faisait moins avant. C'est difficile physiquement, on a quasiment la même préparation que les skieurs alpins. Mais on ressent tellement cette préparation quand on est sur la neige que finalement, ça ne dérange pas tant.

« Le freestyle, c'est juste se lever et aller faire du ski »

Remarquez-vous une volonté de professionnalisation du slopestyle ?Maintenant oui, il y a des progrès c'est évident. Ensuite, pour ceux qui ne font que de la vidéo ou de la photo, cela restera toujours très freestyle et moins professionnel. Du coup, on essaye nous de mixer l'aspect compétition-entraînement et la vidéo, dans le but d'avoir toujours le même niveau.

Qu'attendez-vous des Jeux Olympiques de Sotchi 2014, où le slopestyle fera ses grands débuts en tant que nouvelle discipline ?Même si les JO vont nous offrir une belle exposition médiatique, on se pose un peu la question, savoir si on ne va pas perdre notre coté « underground » du sport. Mais, je pense que non. Il va y avoir un clivage entre les personnes qui veulent faire de la compétition (ndlr : en Coupe du monde, Jeux Olympiques) et celles qui veulent en faire sur des événements plus « free » comme les SFR Freestyle Tour ou les X-Games. Il y aura également ceux qui ne recherchent que l'artistique avec de la photo ou de la vidéo. Mais tout ce coté du « style » de notre sport, on ne risque pas de le perdre, c'est ce qui fait notre sport, qui est libre et qui le restera, c'est une certitude.

On remarque une marque de professionnalisme mais également une touche de liberté, de folie?Oui, il ne faut pas oublier que le freestyle, c'est juste se lever et aller faire du ski. Ce coté athlète, on essaye de l'avoir mais on reste quand même des grands gamins qui ont ce qu'ils aiment le plus au monde. Ce n'est que du bonheur. 

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant