Pancarte «Casse-toi pov'con» : la France condamnée

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La Cour européenne des droits de l'Homme estime que Paris a violé le principe de liberté d'expression en condamnant pour offense à Nicolas Sarkozy le militant de gauche qui avait brandi en 2008 une affichette «Casse-toi pov'con» lors d'une visite présidentielle.

Une décision «disproportionnée» et attentatoire au principe de liberté d'expression. C'est ainsi que la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) qualifie jeudi la condamnation d'Hervé Eon, un militant de gauche jugé coupable d'avoir brandi une pancarte «Casse-toi pov'con» au passage de Nicolas Sarkozy. C'était en 2008, lors d'une visite présidentielle à Laval, en Mayenne. Cet ancien conseiller général socialiste passé au Parti de gauche, alors âgé de 56 ans, avait choisi de détourner l'insulte prononcée quelques mois plus tôt par Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture à l'encontre d'un visiteur qui avait refusé de lui serrer la main.

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