"Panama Papers": un proche de Marine Le Pen se défend de fraude

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PARIS (Reuters) - Frédéric Chatillon, proche de la présidente du Front national Marine Le Pen, a décidé lundi de devancer les supposées révélations du quotidien Le Monde à propos du fichier "Panama Papers" afin de couper court à "d’extravagants fantasmes".

Il explique sur son compte Facebook avoir investi en 2012 en Asie une partie des bénéfices que sa société Unanime avait réalisé l'année précédente mais assure que ces opérations étaient "parfaitement légales".

Le quotidien, qui doit publier des informations tout au long de la semaine, a fait savoir qu'il dévoilerait bientôt le nom d'une formation politique française visée par le scandale des avoirs cachés à l'étranger.

Une centaine de rédactions dans le monde, dont le journal Le Monde en France, ont eu accès à 11,5 millions de fichiers provenant des archives d'un cabinet panaméen spécialisé dans la domiciliation de sociétés offshore entre 1977 et 2015 qui révèlent que des chefs d'Etat, personnalités du sport, de la culture, etc, ont eu recours à des sociétés écrans dans des paradis fiscaux.

Frédéric Chatillon explique avoir décidé d'investir en Asie une partie des bénéfices que sa société Unanime avait réalisés en 2011 et de localiser le véhicule d’investissement à Hong Kong.

Il justifie ce choix par "son caractère stratégique pour des investissements en Asie en général et en Chine en particulier, et d’autre part du caractère strict et clair des normes qui s’y appliquent en matière de comptabilité, commissariat aux comptes et autres obligations légales".

Des conseillers juridiques locaux lui auraient alors conseillé de racheter une structure juridique préexistante sans activité et ce pour un prix symbolique.

Or, "il semble que cette BVI ait été créée à l’origine par le fameux cabinet Mossack Fonseca, mais nous n’avons jamais eu de contact direct avec celui-ci, tout ayant été géré par un cabinet Hong-Kongais", précise-t-il.

La société Mossack Fonseca est le cabinet panaméen aux archives duquel une centaine de rédactions ont eu accès.

Frédéric Chatillon a été mis en examen dans l'enquête sur Riwal, une société qui a participé au financement des campagnes électorales du Front national de 2012, de même que cinq autres personnes physiques et trois personnes morales.

La société Unanime est une agence de communication liée à Riwal.

Le FN lui-même est mis en examen pour complicité d'escroquerie et recel d'abus de biens sociaux.

"Bien évidemment, le Front national n'a rien à voir ni de près ni de loin avec cette affaire privée", dit Frédéric Chatillon.

(Gérard Bon, édité par Yves Clarisse)

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  • M1903733 il y a 8 mois

    Et le PS il le planque ou notre fric.