"Panama Papers"-Un proche de Marine Le Pen se défend de fraude

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    PARIS, 4 avril (Reuters) - Frédéric Chatillon, proche de la 
présidente du Front national Marine Le Pen, a décidé lundi de 
devancer les supposées révélations du quotidien Le Monde à 
propos du fichier "Panama Papers" afin de couper court à 
"d'extravagants fantasmes". 
    Il explique sur son compte Facebook avoir investi en 2012 en 
Asie une partie des bénéfices que sa société Unanime avait 
réalisé l'année précédente mais assure que ces opérations 
étaient "parfaitement légales".   
   Le quotidien, qui doit publier des informations tout au long 
de la semaine, a fait savoir qu'il dévoilerait bientôt le nom 
d'une formation politique française visée par le scandale des 
avoirs cachés à l'étranger.  
    Une centaine de rédactions dans le monde, dont le journal Le 
Monde en France, ont eu accès à 11,5 millions de fichiers 
provenant des archives d'un cabinet panaméen spécialisé dans la 
domiciliation de sociétés offshore entre 1977 et 2015 qui 
révèlent que des chefs d'Etat, personnalités du sport, de la 
culture, etc, ont eu recours à des sociétés écrans dans des 
paradis fiscaux.     
   Frédéric Chatillon explique avoir décidé d'investir en Asie 
une partie des bénéfices que sa société Unanime avait réalisés 
en 2011 et de localiser le véhicule d'investissement à Hong 
Kong. 
   Il justifie ce choix par "son caractère stratégique pour des 
investissements en Asie en général et en Chine en particulier, 
et d'autre part du caractère strict et clair des normes qui s'y 
appliquent en matière de comptabilité, commissariat aux comptes 
et autres obligations légales". 
    Des conseillers juridiques locaux lui auraient alors 
conseillé de racheter une structure juridique préexistante sans 
activité et ce pour un prix symbolique. 
    Or, "il semble que cette BVI ait été créée à l'origine par 
le fameux cabinet Mossack Fonseca, mais nous n'avons jamais eu 
de contact direct avec celui-ci, tout ayant été géré par un 
cabinet Hong-Kongais", précise-t-il. 
    La société Mossack Fonseca est le cabinet panaméen aux 
archives duquel une centaine de rédactions ont eu accès. 
    Frédéric Chatillon a été mis en examen dans l'enquête sur 
Riwal, une société qui a participé au financement des campagnes 
électorales du Front national de 2012, de même que cinq autres 
personnes physiques et trois personnes morales. 
    La société Unanime est une agence de communication liée à 
Riwal. 
    Le FN lui-même est mis en examen pour complicité 
d'escroquerie et recel d'abus de biens sociaux. 
    "Bien évidemment, le Front national n'a rien à voir ni de 
près ni de loin avec cette affaire privée", dit Frédéric 
Chatillon. 
 
 (Gérard Bon, édité par Yves Clarisse) 
 
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