"Panama papers"-Sapin attentif à la période 2012-15 pour Socgen

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    PARIS, 6 avril (Reuters) - Le ministre des Finances Michel 
Sapin a déclaré mercredi qu'il serait attentif aux agissements 
de la Société générale  SOGN.PA  entre 2012 et 2015, après les 
révélations sur les liens de la banque avec le cabinet panaméen 
Mossack Fonseca, spécialisé dans la création de sociétés 
offshore dans des paradis fiscaux.  
    "J'ai exigé de connaître l'état actuel total de la 
situation, l'évolution au cours de ces dernières années, de 2012 
à 2015 et les raisons, les causes éventuelles de l'ouverture de 
nouveaux comptes offshore", a dit le ministre interrogé au micro 
d'Europe 1.  
    Les dirigeants de Socgen, qui réfute toute volonté de fraude 
de sa part ou de celle de ses clients à travers la création de 
ces sociétés, ont été convoqués mardi à Bercy.  
    "Ce qui m'importe (...) c'est qu'est-ce qui se passe au 
cours des dernières années, par exemple, est-ce que la Société 
générale - une filiale ou elle-même -  a ouvert à l'extérieur 
des comptes offshore ou des sociétés écrans avec la volonté de 
dissimuler et en particulier de dissimuler de l'argent pour 
échapper au fisc", a expliqué Michel Sapin sur Europe 1.  
    Dans un entretien accordé au Monde, le ministre indique que 
le gendarme des banques, l'Autorité de contrôle prudentiel et de 
résolution (ACPR) tirerait les conclusions de toute action 
répréhensible.  
    "Je serai particulièrement attentif à ce qui aura été décidé 
entre 2012 et 2015, date à laquelle la banque avait décidé de ne 
plus ouvrir de sociétés offshore. La Société générale avait 
clairement dit qu'elle allait mettre fin à un certain nombre de 
pratiques opaques", dit-il encore au journal du soir.  
    Le Monde a rapporté dans son édition datée de mercredi que 
les "Panama papers", des fichiers de Mossack Fonseca, font 
apparaître que le cabinet panaméen a créé près d'un millier de 
sociétés offshore dans des paradis fiscaux pour le compte de la 
Société générale. 
    Dans un communiqué diffusé mardi, la banque a dénoncé un 
"article au titre mensonger sans rapport avec son contenu" et 
l'exploitation par le journal de "données incohérentes générant 
des amalgames scandaleux". 
    "A ce jour, le nombre de structures actives créées par 
l'intermédiaire du cabinet Mossack Fonseca pour les clients est 
de l'ordre de quelques dizaines", assurait-elle, ajoutant que 
"ces sociétés sont gérées comme des structures totalement 
transparentes". 
    Les différentes révélations issues des "Panama papers", sont 
l'aboutissement d'une enquête menée pendant un an par 378 
journalistes de 77 pays sur 11,5 millions de documents provenant 
du cabinet Mossack Fonseca.  
 
 (Julien Ponthus et Myriam Rivet, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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  • M7403983 il y a 8 mois

    Encore une affaire qui va faire Pschitt !!! Il n'y a que notre Sapin qui est toujours gonflé au maximum (10% en plus) pour rouler sur l'autoroute des redressements fiscaux ....