"Panama papers"-Le Panama menace la France de représailles

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 (Actualisé avec citations) 
    PANAMA CITY, 5 avril (Reuters) - Le gouvernement panaméen 
envisage de prendre des mesures de rétorsion contre la France 
après la décision de Paris de réinscrire le Panama sur la "liste 
noire" des pays non coopératifs en matière fiscale, a annoncé un 
responsable mardi. 
    Alvaro Aleman, secrétaire général de la présidence du 
Panama, a précisé que son pays pourrait répondre à l'initiative 
française par une mesure similaire à l'égard de la France et à 
l'égard de tout pays qui suivrait son exemple. 
    "Dans le cas où la France, ou tout autre pays, placerait le 
Panama sur une liste grise, le gouvernement national devrait 
examiner la situation et prendre une série de mesures qui bien 
sûr pourraient être réciproques", a dit Alvaro Aleman. 
    "Nous n'allons pas laisser le Panama être un bouc émissaire. 
Chaque pays (concerné) est responsable", a-t-il ajouté, 
précisant que le président Juan Carlos Varela avait demandé au 
ministère des Affaires étrangères de contacter les dizaines de 
pays impliqués. 
    Alvaro Aleman a réaffirmé que le gouvernement panaméen était 
prêt à coopérer avec toute enquête ouverte dans le cadre des 
révélations "Panama papers". 
    Selon lui, aucune preuve n'a été apportée sur des 
infractions commises par le cabinet de conseil juridique Mossack 
Fonseca, au centre des révélations. 
    La décision, annoncée par le ministre français des Finances 
Michel Sapin lors des questions au gouvernement à l'Assemblée 
nationale, fait suite à la publication depuis dimanche de 
documents montrant comment sur plusieurs dizaines d'années 
Mossack Fonseca installé à Panama City a organisé la 
dissimulation d'avoirs et l'évasion fiscale pour des 
personnalités politiques, des dirigeants d'entreprises ou des 
sportifs. 
    La France avait retiré le Panama de la liste des paradis 
fiscaux sous la présidence de Nicolas Sarkozy en 2012, mettant 
fin aux restrictions financières qui pesaient contre lui depuis 
un embargo décidé par l'OCDE en 2009. 
     
 
 (Enrique Andres Pretel; Pierre Sérisier pour le service 
français) 
 
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