"Panama papers"-Le conseil de Socgen soutient sa direction

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    PARIS, 8 avril (Reuters) - Société générale  SOGN.PA  a 
annoncé vendredi que son conseil d'administration soutenait sa 
direction attaquée dans la presse et par une partie de la classe 
politique après les révélations sur les liens entre la banque et 
le cabinet panaméen Mossack Fonseca, spécialisé dans la création 
de sociétés offshore dans des paradis fiscaux. 
    "Le conseil a exprimé son soutien total à la direction 
générale et aux salariés du groupe qui font l'objet d'attaques 
mensongères et malveillantes", peut-on lire dans un communiqué 
de la banque diffusé après la tenue d'une réunion, qui, précise 
un porte-parole était "prévue de longue date". 
    "C'était une décision collégiale et unanime", a encore 
ajouté ce dernier alors que certains syndicats du secteur 
bancaire ont fait part de leur malaise après l'éclatement lundi 
du scandale des "Panama papers". 
    Le directeur général du groupe, Frédéric Oudéa, recevra les 
organisations syndicales lundi soir, a indiqué l'un de ses 
responsables à Reuters. 
    Convoquée au ministère des Finances mardi, la direction de 
la banque au logo rouge et noir se trouve sous le feu des 
critiques depuis le début de la semaine mais dément fermement 
avoir facilité, à travers le montage de sociétés écran, toute 
évasion ou fraude fiscale.      
    "S'agissant des sociétés appartenant aux clients de la 
banque, le groupe veille à leur transparence fiscale et à la 
stricte application des lois anti-blanchiment", assure encore le 
groupe dans son communiqué vendredi, où il rappelle avoir décidé 
dès 2010 de fermer ses implantations dans les Etats et 
territoires dits "non coopératifs".  
    Des sénateurs de gauche et écologistes réclament des 
poursuites judiciaires pour "faux témoignage" contre Frédéric 
Oudéa, l'accusant d'avoir menti devant une commission d'enquête 
sur la présence de la banque dans des paradis fiscaux. 
 ID:nL5N1773VV  
    Société générale a de son côté annoncé des poursuites 
judiciaires en diffamation à l'encontre de Jean-Luc Mélenchon, 
co-fondateur et dirigeant du Parti de gauche, et de l'ancien 
trader de la banque Jérôme Kerviel.  ID:nFWN17A0LQ  
    Outre les réactions dans l'opinion publiques, les 
révélations des "Panama papers" ont aussi conduit les autorités 
de tutelles des banques à demander des explications à leurs 
dirigeants.  
    L'ACPR (Autorité de contrôle prudentiel et de résolution) 
leur a notamment demandé des renseignements complémentaires sur 
leurs activités dans les paradis fiscaux.  ID:nL5N17A4GN  
    Le communiqué : http://bit.ly/1UNByAg     
 
 (Julien Ponthus, édité par Jean-Michel Bélot) 
 

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  • fbillere le vendredi 8 avr 2016 à 18:57

    La grande question de toute cette agitation est la possibilité, existe-t-elle encore, d'user de son patrimoine comme on l'entend, et la demande, -est-elle légitime?-, de la rue de tout savoir sur tout..mais évidemment, on doit payer ses impôts.. Je note que la récupération d'impôts payés à la source dans divers états n'est pas facile pour un particulier, et que certains états (les USA) en exigeant des déclarations systématiques à leurs citoyens déjà ponctionnés ailleurs, abusent..